La moitié du chemin est faite : sur les 2 degrés Celsius d’augmentation que nous ne devrions en théorie pas dépasser, le premier est franchi.

Les négociations sur le climat tournent généralement autour d’un seuil de 2 degrés à ne pas dépasser : ce calcul est fait par rapport à la deuxième moitié du XIXe siècle, moment où on dispose de relevés systématiques de température. Le résultat final varie d’une fraction de degré suivant qu’on commence le calcul en 1880 ou en 1850, mais selon une analyse du New Scientist , quatre des cinq bases de données utilisées (NOAA, GISTEMP, etc.) dépassent à présent le premier degré.

Qui plus est, le réchauffement s’accélère, ce qui signifie qu’il ne faudra que quelques décennies pour atteindre le deuxième degré, alors qu’il a fallu plus d’un siècle pour atteindre le premier.