Autre action

Actualité

Capsule

Quatre scénarios d’avenir pour la cryptographie

Agence Science-Presse, le 7 janvier 2016, 14h50

(Agence Science-Presse) – Les révélations sur l’espionnage électronique dont nous sommes tous l’objet ont éveillé nombre de profanes à l’existence de la cryptographie : devrions-nous tous utiliser des logiciels d’encodage pour nos courriels ? Ou bien, à l’inverse, faudrait-il réduire l’encodage, pour empêcher les terroristes d’agir dans l’ombre ?

Quatre scénarios d’avenir pour la cryptographie
Cliquer sur la photo pour agrandir
Quatre scénarios d’avenir pour la cryptographie

Il existe en fait quatre scénarios d’avenir pour la cryptographie, résume le New Scientist en jetant un regard sur un débat qui va occuper 2016 :

• Interdiction complète de l’encodage : du coup, c’en est fini de nos transferts bancaires et de nos paiements par Internet, il faut en revenir aux bonnes vieilles files d’attente au guichet — et le cybercommerce s’effondre.

• Installation d’une « porte arrière » : autrement dit, obliger les compagnies à laisser dans leurs systèmes une « porte » permettant à la police et aux gouvernements d’espionner transactions, courriels et autres échanges de données. Le problème est que s’il existe une telle porte, d’habiles pirates informatiques la trouveront tôt ou tard.

• Statu quo : un géant comme Apple menace de retirer son appareil dernier cri si le gouvernement s’entête à lui imposer une « porte arrière ». L’opinion publique fait reculer le gouvernement : retour à la case départ.

• Encodage partout : les logiciels d’encodage deviennent de plus en plus conviviaux et se généralisent. Du coup, la cybercriminalité décline et les services policiers peuvent dégager des ressources vers la surveillance plus conventionnelle.