2020, c’est la date prévue pour un grand bond en avant dans le transport collectif québécois, avec un nouveau train censé faire entrer Montréal dans le XXIe siècle. Nous lui consacrons notre émission cette semaine : quels impacts sur les gens, les déplacements, l’environnement ? Quelles priorités ? À quelles étapes faut-il s’attendre d’ici quatre ans ?

Le métro de Montréal célébrera ses 50 ans le 14 octobre prochain – il a été inauguré en 1966, pendant le mandat du maire Jean Drapeau, et vient de recevoir de nouvelles rames toutes neuves, nommées AZUR et conçues par Bombardier.

Ce n’est donc pas sans surprise que l’actuel maire de Montréal, Denis Coderre – en compagnie du PDG la Caisse de dépôt et placement du Québec – a annoncé le lancement d’un nouveau méga-projet de système léger sur rail de 5,5 milliards de dollars, du nom de Réseau électrique métropolitain de transport collectif (REM).

Ce train résultera de la fusion de la ligne Montréal-Deux-Montagnes et d’autres voies. Ce nouveau réseau électrique mesurera 67 kilomètres et comprendra 24 stations pour relier Brossard, au sud de Montréal, à la Gare centrale — via le nouveau Pont Champlain — mais aussi à l'aéroport Montréal-Trudeau et Sainte-Anne-de-Bellevue à l'ouest et à Deux-Montagnes au nord.

De nombreuses métropoles à travers le monde possèdent un service de trains de banlieue bien plus performant que celui qui dessert actuellement Montréal. Destiné à encourager cette forme de transport collectif, le nouveau projet connaît pourtant — et bien avant d’avoir commencé — quelques freins.

Tout d’abord, il y a la question de l’arrimage avec le réseau existant, ce qui soulève des questions que nous posons à nos invités :

  • Comment se déroulera le partage du tunnel entre le REM et le futur Train à grande fréquence Québec-Montréal projeté par Via Rail ?
  • Comment le nouveau réseau s’intégrera-t-il avec celui du métro ? Faudra-t-il payer deux fois si l’on effectue une correspondance ?
  • Qu’arrivera-t-il aux anciennes lignes existantes ?

Mais aussi, quels seront les impacts sur le patrimoine — l’édifice Rodier, à Griffintown, serait potentiellement menacé — et sur l'environnement — on pense ici aux milieux humides et plus particulièrement à la couleuvre brune ? Les choses vont-elles trop vite, considérant que les délais pour le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sont très courts ? Ou pas assez vite, considérant que le rêve d’un tel projet existe depuis des décennies ?

Quatre cents experts ont travaillé sur le tracé — souterrain, terrestre, aérien — pour assurer un service à haute fréquence. C’est beaucoup : quels sont les défis ?

Les invités

  • Martin Trépanier, professeur titulaire au Département de mathématiques et génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal, co-directeur du Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d'entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT)
  • Jean-Pierre Pelletier, chargé de cours en évaluation des impacts à l'Université de Sherbrooke

Écoutez l’émission en cliquant sur le lien ci-contre (à gauche) ou en vous abonnant sur iTunes.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13h, sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche: Matthieu Fanière. Vous pouvez également nous écouter le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal), sur ChOQ-FM (Toronto) et CIBO-FM (Senneterre), et vous abonner sur iTunes.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.