Une sonde spatiale s’est donc écrasée sur Mars le 19 octobre dernier. Mais toute l’attention accordée à cet échec a pu faire oublier que non seulement sa consœur poursuit tranquillement sa mission en orbite, mais qu’elle devrait recevoir de la compagnie dans quatre ans.

La mission ExoMars est en effet un programme en deux temps et trois parties : d’abord, le Trace Gas Orbiter (TGO), qui a déjà commencé à scruter l’atmosphère martienne, et Schiaparelli, qui semble avoir creusé un nouveau cratère ; ensuite, en 2020, un engin encore sans nom, qui ira déposer là-bas un véhicule destiné à rechercher des traces de vie actuelle ou passée. D’où l’importance, pour les ingénieurs de l’Agence spatiale européenne, de comprendre ce qu’il s’est passé avec Schiaparelli. Par ailleurs, d’un point de vue scientifique, le TGO — qui tentera, entre autres, de détecter les mystérieuses émanations de méthane — a davantage à nous apprendre que Schiaparelli, qui servait avant tout à tester les procédures « d’amarsissage ».

Reste que l’agence spatiale européenne a désormais intérêt à convaincre qu’elle ne fera pas deux fois la même erreur, si elle souhaite conserver les budgets nécessaires à la mission de 2020...