Il a suffi d’à peine 12 heures à la sonde New Horizons pour effectuer son passage près de Pluton, en juillet 2015. Mais il lui a fallu 15 mois pour envoyer toutes les données.

Aucun bris mécanique n’est en cause, mais plutôt la difficulté d’envoyer des données à 5 milliards de kilomètres avec un transmetteur de 12 watts. Pour les amateurs de chiffres : ces 15 mois totalisent 6,25 Go de données transmises, ce qui pourrait tenir sur une clef USB... à une vitesse de transmission équivalant à un modem des années 1980.

Le résultat est néanmoins notable : avant New Horizons, les meilleures photos de Pluton étaient celles d’une boule grise très floue. Les planétologues ont à présent des informations sur sa chimie, son atmosphère, sa géographie, son activité géologique, la présence de glace, en plus de quelques mystères. De quoi occuper plusieurs futurs doctorants : la NASA a récemment envoyé des propositions à l’intention d’étudiants chercheurs désireux de plonger dans ces données concernant une planète qui ne verra pas d’autres visiteurs de la Terre avant très longtemps.