Les élections américaines auront-elles un impact sur la lutte aux changements climatiques? C’est la question que se posent tous les environnementalistes et tous ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de notre planète, et c’est le sujet de notre émission cette semaine.

 

Donald Trump est un climatosceptique endurci et les gestes qu’il devrait poser après son investiture, le 20 janvier, n’iront sûrement pas du côté de la lutte aux gaz à effet de serre.

Autant dire que les pessimistes redoutent le pire et que même les plus optimistes leur emboîtent le pas. Depuis que Bush avait quitté la scène et qu’Obama avait amorcé un virage en réduisant la production d’électricité par le charbon, les États-Unis semblaient sur la bonne voie. Le président sortant avait même annoncé un plan de lutte pour le climat en 2014.

Le président Trump parle de son côté de fermer l’Agence de protection de l’environnement (EPA) et de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat. Cette dernière promesse risque d’être un peu plus compliquée, mais quelques lignes de l’accord international (l’article 28) lui permettraient de le faire dans quatre ans, soit la durée de son mandat.

Le 10 novembre dernier, une poursuite en justice opposant 21 adolescents et jeunes adultes au gouvernement américain a été déposée devant une cour de l’Oregon. Autorisée deux jours après l’élection de Trump, cette poursuite met de l'avant le droit fondamental à une vie en santé et à un climat stable...

Entretemps, les experts s’alarment du recul que pourraient prendre les États-Unis dans leur virage vers des énergies propres : on y avait assisté à une hausse de 40% des installations éoliennes depuis 2011 et à une croissance de plus de 577% de la capacité énergétique solaire.

Comment Donald Trump sera-t-il confronté à la réalité économique? Pour Normand Mousseau, il est irréaliste de penser qu’il ressuscite le charbon. Mais il sera capable de démanteler plusieurs structures de l’État —dont des règlementations en environnement. Le bon côté, poursuit Mousseau, c’est qu’il y a “un vent déjà favorable pour les énergies renouvelables, qu’il sera difficile d’arrêter”. Ironiquement, “c’est peut-être le marché qui va venir au secours de la cause environnementale”, complète Christophe Cloutier-Roy.

Mais d’un autre côté, c’est un bien mauvais signal qu’envoie la nomination du climatosceptique Myron Ebell pour mener la transition de l'EPA. “C’est ce qu’on peut avoir de plus extrême en terme de climatosceptique”, souligne M Cloutier-Roy.

Nos invités:

 

 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13h, sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal), sur ChOQ-FM (Toronto) CIBO-FM (Senneterre), CJMD (Lévis) et vous abonner sur iTunes.

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