Trente millions de milliards de tonnes : c’est le poids de ce que l’humanité laisserait derrière elle si elle disparaissait du jour au lendemain.

Des édifices jusqu’aux déchets électroniques, des aéroports jusqu’aux fermes : un géologue britannique de l’Université de Leicester et ses collègues ont tenté de calculer non pas l’empreinte environnementale de l’humanité, mais son poids. L’auteur principal, Jan Zalasiewicz, est un des spécialistes des débats autour de l’anthropocène, cette « ère » géologique caractérisée par la trace à long terme qu’a laissée l’humanité sur notre planète.

Or, si les débats se sont concentrés ces dernières années sur la définition de cette trace, son ampleur nécessite d’autres calculs : quelle masse représente ce qu’on pourrait appeler la « tecbnosphère »? Dans un article publié dans The Anthropocene Review , Zalasiewicz, qui est également le président du Groupe de travail sur l’anthropocène de l’Union internationale des sciences géologiques, rappelle qu’un total de 30 millions de milliards de tonnes signifie l’équivalent de 50 kilos... par mètre carré de surface de la Terre.