En passant en revue les génomes de 5000 personnes, une équipe a identifié 61 gènes pouvant être associés à l’autisme, dont 18 étaient jusqu’ici inconnus.

Parue en mars dans Nature Neuroscience, l’étude est la plus grande de celles entreprises sur les génomes d’autistes ou de membres de leurs familles. Le tout fait partie d’un plus vaste effort qui, financé en partie par Google, doit séquencer les génomes de 10 000 personnes.

Sur ces 61 gènes, 49 jouent un rôle dans « le remodelage de la chromatine », un mécanisme impliqué dans l’expression des gènes et dont le mauvais fonctionnement a déjà été associé à des cancers. Un mécanisme aussi impliqué dans la croissance des neurones —or, ces gènes semblent précisément être associés à davantage de connexions entre les neurones et à une croissance de nouveaux neurones. Les chercheurs, dirigés par Ryan Yuen, de l’hôpital pour enfants de Toronto, suggèrent que ces gènes sont liés entre eux et tendent à travailler en réseau. Une partie de ces gènes semble innée chez les familles qui comptent au moins deux autistes, et semble surgir de façon aléatoire chez les familles qui n’en comptent qu’un.