On compte plus de 300 épaves au fond du lac Champlain. À cheval entre le Québec et les États de New York et du Vermont, ce lac en a long à dire sur l’histoire de la région.

Depuis sa fondation en 2000, l’Institut de recherche du Musée maritime du lac Champlain à Vergennes, au Vermont, travaille à des fouilles archéologiques et à la conservation des artéfacts de ces naufrages qui ont eu lieu depuis le XVIIIe siècle. L’État du Vermont lui a donné le mandat de « maintenir et superviser les ressources culturelles sous-marines du lac », pouvait-on lire dans un article du journal indépendant vermontois, Seven Days.

S’il est désormais un lieu de plaisance, le lac Champlain, qui fait 200 km de long pour 20 km de large, est utilisé depuis des siècles par des milliers d’embarcations, pour le transport autant que le commerce. L’eau douce et relativement froide du lac est idéale pour la préservation des naufragés. Depuis les années 1980, le Musée profite du phénomène pour étudier et reproduire des navires qui gisent à 120 mètres au fond du lac.

Le lac Champlain a aussi été le théâtre d’affrontements navals notamment lors de la guerre d’Indépendance à la fin du XVIIe siècle ou de la guerre de 1812 opposant les États-Unis à la Grande-Bretagne. Des vestiges de ces événements reposent toujours au fond et il est question d’aller récupérer certaines embarcations afin de les présenter au public. Le manque de ressources met cependant un frein à ce projet.