Si la tendance se maintient, le réchauffement climatique pourrait avoir un impact jusque sur les voyages en avion. Les canicules pourraient en effet retarder 30 % des décollages d’ici quelques décennies.

C’est que plus il fait chaud, plus la densité de l’air diminue. Conséquence : l’avion qui roule sur la piste a plus de mal à prendre son envol. D’où des retards, des passagers qui ratent leur connexion suivante et des annulations. La compagnie aérienne pourrait s’en sortir en allégeant ses avions, c’est-à-dire en transportant moins de carburant ou en réduisant le nombre de passagers, mais cela aurait un impact sur les revenus. Et cela se traduirait peut-être par encore plus d’annulations, surtout sur les vols de courte distance. L’étude est parue le 13 juillet dans la revue Climatic Change. Rien qu’en juin dernier, American Airlines a dû annuler 40 départs de Phoenix, Arizona, en raison de températures dépassant les 45 Celsius.