Est-ce que la désinformation est vouée à prendre de plus en plus de place sur Internet, ou si la guerre engagée contre elle permet d’être optimiste ? Une enquête menée auprès de plus d’un millier d’experts en technologies révèle… qu’ils sont partagés sur l’avenir.

Si personne ne prétend que la désinformation puisse être éradiquée, certains scénarios évoquent néanmoins un futur où fausses nouvelles, mensonges et autres propagandes seraient marginalisés sur les réseaux sociaux, grâce à une triple combinaison : des algorithmes plus efficaces, des vérificateurs de faits plus nombreux et des citoyens plus critiques. Mais quant à savoir si c’est ce futur « optimiste » qui nous attend dans un horizon de 10 à 20 ans, les 1100 experts interrogés par le Centre de recherche Pew hésitent à trancher. Ils « ne s’entendent pas sur celui des camps qui sortira gagnant de la course aux armements : entre ceux qui exploitent les vulnérabilités humaines avec des stratégies de manipulation de l’ère Internet, ou ceux qui créent de l’information juste et des systèmes de diffusion fiables. » 51 % des experts interrogés au cours de l’été ont déclaré que la situation allait se détériorer d’ici 10 ans, et 49 % ont dit qu’elle allait s’améliorer.