Lorsque le président Poutine a donné au président Trump, le 16 juillet dernier, un ballon de football, certains observateurs ont recommandé ironiquement de s’assurer que le ballon ne contenait pas de l’équipement électronique pouvant servir à espionner la Maison-Blanche. Or, vérification faite, il s’avère qu’il contient bel et bien de l’équipement électronique.

Il s’agit d’une puce appelée NFC (Near Field Communication ou, en français Communication en champ proche). C’est une technologie de communication sans fil à courte distance, implantée depuis des années dans de multiples objets… incluant des ballons produits par Adidas, et incluant justement les ballons utilisés pour la Coupe du monde. Ce dont la compagnie se vante elle-même.

Le but est de permettre à un usager doté d’un téléphone compatible de se « connecter » à la puce et de recevoir des informations « sur le produit, les compétitions, le contenu football d’Adidas ». Toujours selon la compagnie, il ne s’agirait que d’informations « passives », c’est-à-dire qu’on ne pourrait pas recevoir d’informations en temps réel sur le statut du ballon, sa position ou ses moindres déplacements... Autant Bloomberg que CNN ont interrogé des experts en cybersécurité à ce sujet, qui assurent que d’utiliser cette puce comme matériel d’espionnage serait non seulement improbable mais peu pratique, tant cela nécessiterait d’étapes à franchir de la part du possesseur du ballon (installer un logiciel pour modifier les fonctions de la puce) que du « récepteur »: le téléphone connecté au ballon devrait se tenir très près. Il semblerait donc que, cette fois, le ballon était bel et bien un simple ballon.