Protéger ou exploiter les ressources naturelles… C’est un choix à faire et pas moyen de faire les deux. Les aires protégées qui devaient se multiplier, particulièrement dans le Bas Saint-Laurent, stagnent — principalement en raison des permis d’exploration pétrolière accordés à de nombreuses compagnies.

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Le gouvernement québécois s’était engagé à protéger 12 % de son territoire et 10 % de ses eaux avant la fin de 2015.

Au 31 mars 2016, le Québec comptait 155 400 km2 d’aires protégées, soit un peu plus de 9 % de sa superficie. Quant au réseau d’aires marines protégées, il couvre actuellement 1,3 % du milieu marin québécois.

Au Québec, près de 4400 sites naturels répondent à la définition d’une aire protégée :  c’est-à-dire territoire qui assure la protection et le maintien de la diversité biologique, des ressources naturelles et culturelles associées. Il existe en fait  23 désignations juridiques ou administratives de ces milieux naturels. C’est beaucoup !

Avec l’adoption de la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN), la province s’était engagée à sauvegarder le caractère, la diversité et l'intégrité du patrimoine naturel du Québec. Dans un même temps, le gouvernement délivrait des permis d’exploration à des compagnies pétrolières et gazières sur d’immenses territoires.

Un récent appel d’organismes environnementaux du Bas Saint-Laurent tente de relancer le processus de protection. Nous en parlons d’abord avec Patrick Morin, qui nous explique l’appel à l’action qu’il a lancé dans le Bas-Saint-Laurent avec d’autres organismes.  

Ces nouvelles aires protégées sont-elles surtout un moyen pour les protéger de l’exploitation pétrolière ? Son appel à l’action identifie sept territoires ou « noyaux de conservation »: de quoi s’agit-il ?

Et qu’en est-il de la demande de classement « patrimoine mondial » de l’UNESCO de l’île d’Anticosti ? Pourrait-elle écarter le risque d’exploitation pétrolière sur l’Île ? C’est le souhait des défenseurs de cette idée, car devenir un « trésor national » aux caractéristiques uniques pourrait écarter le danger — et dans un même temps, redynamiser le tourisme dans l’île.

Nous en parlons avec :

 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h, sur les cinq stations régionales de Radio VM . Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto) CIBO-FM (Senneterre) et CJMD (Lévis).

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici . Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.