Début février se tenait la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires. Une semaine, c’est bien court pour démystifier des maladies qui restent encore éminemment taboues et mal comprises.

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Les troubles de l’alimentation touchent un grand nombre de Québécois, particulièrement des adolescents et de jeunes adultes. L'anorexie et la boulimie affectent plus les jeunes filles et les femmes tandis que l’hyperphagie boulimique – une compulsion alimentaire – affecte presque autant d’hommes que de femmes.

Le Québec n’est pas distinct. Ce sont des troubles généralisés dans les pays industrialisés qui se caractérisent par une préoccupation excessive du poids, de l'alimentation et de l'image corporelle.

Pour comprendre ce qui se dissimule derrière cette peur de trop manger, de mal manger ou de ne pas avoir le contrôle sur la nourriture, Isabelle Burgun est d’abord allée à la rencontre d’un des spécialistes en la matière :

  • Howard Steiger, psychologue et chef du programme des troubles de l'alimentation à l'Institut Douglas, une division du CIUSSS de l’Ouest de l’île de Montréal. Il est également professeur titulaire en psychiatrie à l'Université McGill.

Lorsqu’on parle de troubles alimentaires, de quoi parle-t-on ? Comment repérer les premiers signes ? Sur quels critères se baser ? Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux — le DSM 5 — a modifié ses critères, particulièrement par rapport à l’anorexie. Que sait-on de la part de l’environnement et de la génétique ? Là-dessus, Howard Steiger a pour coutume de dire aux patients qui ont tendance à culpabiliser que ce n’est pas un manque de force de caractère, mais “une vulnérabilité physique” qui a été activée par d’autres facteurs. Enfin, bonne nouvelle : on a abandonné les traitements coercitifs — aucune preuve ne démontrant que de forcer quelqu’un à manger va s'avérer utile.

Comment vit-on et se rétablit-on de troubles alimentaires ? Isabelle en parle avec

  • Marie-Claude Ouellet.

Sa fille Ariane a souffert d’orthorexie – le contrôle obsessif sur la qualité des aliments ingérés – et d’anorexie. Sauf qu’avant que le problème ne devienne urgent, elle faisait beaucoup d’exercice et semblait très en forme. Elle représente un de ces cas où un trouble alimentaire peut mettre des années à devenir évident. Quelle aide existe en tel cas ? Comment vit-on cela, comme parent ? 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h, sur les cinq stations régionales de Radio VM . Elle est animée par Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto) CIBO-FM (Senneterre) et CJMD (Lévis).

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici . Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.