Nous avons eu un beau mois de septembre. D'après la NOAA (National Ocean and Atmosphere Administration), le mois de septembre 2005 a été globalement le plus chaud jamais enregistré. Si en elle-même, cette information n'est pas significative statistiquement, elle s'inscrit dans la ligne d'autres données qui démontrent que nous subissons un réchauffement climatique. Les moyennes annuelles de température n'ont jamais été aussi élevées qu'au cours des dix dernières années.  Ce réchauffement n'est pas uniforme sur toute la Terre. Certaines régions pourraient se refroidir, alors que dans l'ensemble, la planète  se réchauffe. Les effets locaux du réchauffement dépendent beaucoup des vents et des courants océaniques. Les modélisateurs du climat essaient donc de comprendre si ces courants vont être modifiés par le réchauffement global et comment.

 

Les effets du réchauffement sur les précipitations varient beaucoup selon la latitude. Ainsi, les précipitations semblent augmenter vers les moyennes et hautes latitudes et légèrement diminuer sous les tropiques. La sécheresse en Amazonie est causée par un manque de précipitation dans les Andes ou se trouve la source de l'Amazone. Cette sécheresse est directement liée au phénomène El Nino.  On s'interroge toujours pour savoir si El Nino est amplifié par le réchauffement climatique.  On sait que le phénomène existe depuis longtemps, mais les Ninos semblent plus forts depuis 1976/1977 qu'auparavant.

 

On s'est aussi posé la question du devenir des glaces qui couvrent le Groenland et l'Antarctique. Il n'y a pas de doute que le réchauffement risque d'accélérer la fonte des glaciers. Les observations montrent une fonte accelerée des glaces à basse altitude. Par contre, les précipitations augmentant sur la calotte, il est possible que le volume total de glace reste constant ou même augmente. Un autre paradoxe du réchauffement actuel ! La calotte est observée par satellites et une récente analyse des données semblerait montrer une augmentation de la calotte au centre du Groenland. Resultat paradoxal qui demande confirmation !

 

Il n'y a aucun doute, par contre, que les glaces de l'Arctique diminuent. Tous les modèles indiquent que le réchauffement affectera plus l'Arctique que le reste de la planète. Les données montrent déjà une réduction du volume de glace de près de 10% au cours des 25 dernières années. La plupart des modèles prévoient qu'il n'y aura plus de glace permanente dans l'Arctique à la fin du siècle. Une bien mauvaise nouvelle pour les ours polaires !