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Variabilité du réchauffement climatique

Jean-Claude Mareschal, le 4 novembre 2005, 15h41

Nous avons eu un beau mois de septembre. D'après la NOAA
(National Ocean and Atmosphere Administration), le mois de septembre 2005 a été
globalement le plus chaud jamais enregistré. Si en elle-même, cette information
n'est pas significative statistiquement, elle s'inscrit dans la ligne d'autres données
qui démontrent que nous subissons un réchauffement climatique. Les moyennes
annuelles de température n'ont jamais été aussi élevées qu'au cours des dix dernières
années.  Ce réchauffement n'est pas
uniforme sur toute la Terre. Certaines régions pourraient se refroidir, alors
que dans l'ensemble, la planète  se réchauffe.
Les effets locaux du réchauffement dépendent beaucoup des vents et des courants
océaniques. Les modélisateurs du climat essaient donc de comprendre si ces
courants vont être modifiés par le réchauffement global et comment.

 

Les effets du réchauffement
sur les précipitations varient beaucoup selon la latitude. Ainsi, les précipitations
semblent augmenter vers les moyennes et hautes latitudes et légèrement diminuer
sous les tropiques. La sécheresse en Amazonie est causée par un manque de précipitation
dans les Andes ou se trouve la source de l'Amazone. Cette sécheresse est
directement liée au phénomène El Nino. 
On s'interroge toujours pour savoir si El Nino est amplifié par le réchauffement
climatique.  On sait que le phénomène
existe depuis longtemps, mais les Ninos semblent plus forts depuis 1976/1977
qu'auparavant.

 

On s'est aussi
posé la question du devenir des glaces qui couvrent le Groenland et
l'Antarctique. Il n'y a pas de doute que le réchauffement risque d'accélérer la
fonte des glaciers. Les observations montrent une fonte accelerée des glaces à
basse altitude. Par contre, les précipitations augmentant sur la calotte, il est
possible que le volume total de glace reste constant ou même augmente. Un autre
paradoxe du réchauffement actuel ! La calotte est observée par satellites et
une récente analyse des données semblerait montrer une augmentation de la
calotte au centre du Groenland. Resultat paradoxal qui demande confirmation !

 

Il n'y a aucun
doute, par contre, que les glaces de l'Arctique diminuent. Tous les
modèles indiquent que le réchauffement affectera plus l'Arctique que le
reste de la planète.
Les données montrent déjà une réduction du volume de glace de près de
10% au
cours des 25 dernières années. La plupart des modèles prévoient qu'il n'y aura
plus de glace permanente dans l'Arctique à la fin du siècle. Une bien mauvaise
nouvelle pour les ours polaires !