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Le pape évolue: Dieu et Darwin

Yves Gingras, le 29 novembre 2006, 9h28

Au mois d’août dernier, le Pape Benoît XVI tenait une réunion avec des scientifiques à sa résidence d’été de Castel Gandolfo pour discuter de la théorie de l’évolution. Alors que le débat fait rage depuis longtemps aux Etats-Unis parmi les sectes fondamentalistes chrétiennes, il semble que le Vatican sente soudain le besoin de prendre parti dans ce débat. En fait, la plus récente intervention papale date de 1996 quand, croyant faire un grand bond en avant, Jean-Paul II déclarait que la théorie de Darwin était « plus qu’une hypothèse »…laissant ainsi aux herméneutes le soin de comprendre ce qu’était exactement ce « plus ».

L’obsession anti-darwinienne étant ancienne aux Etats-Unis, il n’est pas sans intérêt de relire ce que le Frère Marie-Victorin écrivait sur ce sujet dans Le Devoir il y a exactement 80 ans, les 13 et 15 novembre 1926. On découvre en effet sous la plume de l’humble frère des Écoles chrétiennes, non seulement une bonne connaissance des débats de son époque, mais surtout une conception des rapports entre science et religion qui est toujours d’actualité et dont l’actuel Pape et ses conseillers pourraient s’inspirer avec profit.

À l’été 1925, la petite ville de Dayton dans le Tennessee était le lieu d’un procès devenu fameux sous le nom de « procès du Singe » au cours duquel un professeur de biologie d’une école secondaire, John Scopes, était poursuivi par l’État pour avoir enseigné… la théorie de l’évolution. Il contrevenait, en effet, à une loi de cet État qui interdisait l’enseignement de toute théorie qui contredit l’histoire biblique de la création divine. Après un procès mouvementé, Scopes fut condamné à une amende de $100.00. Déplorant une telle lutte stérile entre science et religion, Marie-Victorin écrit alors : « En Amérique, nous assistons actuellement à un revival suranné, où des politiciens [et] des clergymen protestants écrivent des livres qu’ils croient décisifs sur la question la plus profonde de la biologie, et où des jurys, composés de fermiers du Tennessee, décident, à la majorité des suffrages, de l’origine des espèces ». Et il ajoute une phrase qui devrait encore faire réfléchir l’ancien responsable de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi: « Disons tout de suite, à l’honneur du clergé catholique américain, qu’il s’est tenu soigneusement à l’écart de ce mouvement ».

Face à la « méconnaissance complète des méthodes positives de la science » et à une « apologétique de quatre sous aussi révoltante qu’inutile » véhiculée par les journaux de son époque, Marie-Victorin insiste : « tous les esprits libres, tous les esprits sincères, se doivent de s’insurger ». Il pose alors le problème dans toute sa généralité, soit celle des tentatives concordistes visant à rendre compatible la science et la religion. «À toutes les époques, note-t-il, et malgré les meilleures intentions du monde, ces tentatives concordistes, lorsque poussées un peu loin, ont nui à la religion aussi bien qu’à la science elle-même». Et de citer les noms de Galilée, condamné par Rome, de Luther et du jésuite Inchofer dénonçant Copernic, comme exemples de ces égarements.
Il termine son texte en proposant d’adopter « le modus vivendi des pays éclairés », tant il serait plus simple « de laisser la science et la religion s’en aller par des chemins parallèles vers leurs buts propres; de continuer d’adorer Dieu en esprit et en vérité, et de laisser les biologistes travailler paisiblement dans l’ombre de leurs laboratoires ».

S’inspirant toujours des meilleures sources, puisse le nouveau Pape entendre ce message tenu par notre plus grand savant catholique qui avait appris à se tenir loin « des grimaces et de la ferblanterie des dévotionnettes ».

6 commentaires

Portrait de Marc-René

La théorie de l'évolution ressemble trop à la réincarnation que l'église rejette.
Les théoriciens de l'évolution à mon avis sont pas croyant car je trouve qu'il "singe" un peu trop la Genèse.
Ils n'ont pas découvert la foi et les textes inspirés de la Sainte Bible.

Portrait de Michel Julien

L’INTERMINABLE HISTOIRE DES FAUX CHAÎNONS MANQUANTS

Boxgrove man (Homo heidelbergensis) découvert en Angleterre en 1994.

Mai 1994 la Revue Nature (29 mai 1994 p. 311-313) annonce la découverte d’un tibia sensé appartenir à l’ancêtre des européens. Comme de coutume, on fit une image mi-homme, mi-singe du Boxgrove man à partir de fragments de mâchoire. Comme de coutume aussi il y a un ou des médias qui se lance dans des affirmations gratuites comme celui du 19 mai 1994: « L’une des plus grandes découvertes de l’histoire de l’évolution humaine» (The Sydney Morning Herald). Et finalement comme de coutume, c’était faux. Boxgrove man était un homme à part entière. Cette découverte avait aussi soulevée les problèmes de la datation. Voici des divers estimations de l’âge de Boxgrove man; a) 423,000-362,000 b) 303,000-524,000 c) 303,000-339,000 d) 205,000-281,000 e) 175,000-230,000.

Dans des cas semblable, les pratiques évolutionnistes consiste à toujours choisir la date la plus près de leur théorie. En général, la date la plus reculée car ne l’oublions pas la doctrine darwiniste veut qu’une lente évolution eut lieu. Alors que la datation est controversée, le British Archeology de février 1995 choisit l’âge de 500,000 ans et affirme que Boxgrove man ne savait pas parler. À titre d’exemple aussi le 31 mars 2008 sur le site de L’Université de Leeds en Angleterre, le Dr Bill Sellers date Boxgrove man à 500,000 ans sans informer les étudiants que cette datation est très controversée et imprécise. Entre 175,000 et 423,000 ans aurait été plus juste ne trouvez vous pas?

Puis la découverte en Angleterre d’anciens dessins gravés sur des pierres ont-elles contribuées à rajeunit Boxgrove man? Quoiqu’il soit, tout dernièrement le NewScientisteSpace du 4 sept. 2006 date Boxgrove man à 325,000 et il commençait à parler, tiens, tiens…

Portrait de Michel Julien

Les contes fantastiques de Monsieur Hasard

Il était une fois il y a des milliards d’années, un monsieur qui sait tout faire venue d’un royaume inconnu, avait sans but précis réunie des morceaux d’un immense puzzle. De façon inconsciente, les yeux fermés, il les plaça parfaitement au bon endroit. Ce monsieur est ingénieux et imaginatif qui ne veut pas être identifié. Ses amis lui donnèrent le nom de Monsieur Hasard. Il plaça à la bonne place le soleil, la lune et la terre. Puis après plusieurs dodos, M. Hasard réussit à réunir au même endroit, tous les ingrédients nécessaires pour faire son immense soupe secrète. Pourquoi il a choisit la terre? C’est qu’il y avait déjà sur place une cuisinière dernier cri qui allait faire des merveilles. Il fit venir la soupe à ébullition. Puis, dans ce potage bouillant, M. Hasard poussa un bouton secret de sa cuisinière. Tout à coup pouf! La vie apparue dans la soupe! Avec la vitesse de l’éclair, le gentil Hasard l’avait déjà programmée. C’était une maman car elle a eut très vite des bébés. Car si non, elle n’aura pas pu exister la pauvre. Qu’il est vite M. Hasard tout de même! Il l’appela bactérie. À sa naissance, elle était déjà très futée. Car dans sa tête, il y avait des centaines de livres pleines d’informations très, très compliquées. Elle a eut des bébés et après beaucoup de dodo, des centaines de milliers de formes de vie sont venu dans la mer.

Mais un jour, une maman et un papa poisson plus curieux que les autres, voulurent profiter de leurs vacances, pour explorer la terre. Tout à coup le gentil hasard voyant cela leurs fit pousser des pattes. Ils durent attendre encore plusieurs dodos. Finalement, les pattes de maman et de papa poisson ont poussées en même temps. Ils ont sortie de l’eau, se sont débarrassés de leurs branchies et on acheté d’un marchant qui les attendaient tout près, une paire de poumons faits sur mesures. Les repas étaient gratuits, car ils n’étaient pas encore vite sur leurs pieds pour trouver leurs nourritures les pauvres. Ils se sont acheté une maison. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de poissons à pattes. Mais une fois rendu ados, les jeunes poissons à pattes et leur parents vécurent un terrible conflit de générations. Les ados ont fugués et se sont transformés en d’autres animaux. Ils ont formés des clans appelés lézards et leur enfants délinquants ont fugués à leur tous. Adeptes de drogue hallucinogènes, ils voulurent flotter dans l’espace. Ils perdirent après plusieurs dodos l’usage de leurs pattes avant. Heureusement leur parent été là pour les nourrirent! M. Hasard vint et fit pousser des plumes. D’autres clans se formèrent comme le gang des mammifères. Ces derniers ont décidé que les œufs n’étaient plus à la mode! Mais, certains d’entres eux attirés par la natation, avaient le mal du pays. Après encore beaucoup de dodos ont décidé de retourner à la mer.

La grande majorité ne voulait pas passer leur vie à faire de longues baignades. Un groupe en particulier, exprima le désir de grimper. M. Hasard qui avouons le, fit preuve de favoritisme leur fit pousser après plusieurs dodos, des mains sans pouce (faux pas exagérer) aux extrémités de leurs pattes. Ces animaux ne couraient pas très vite. Beaucoup d’autres dodos sont passé avant que les mains poussent à la place des pattes. Ne pouvant pas encore se cacher dans les arbres, ni tenir leur nourritures. Comment ils se sont sauvez des gros méchants loups? M. Hasard est un petit cachetier, il n’a pas voulu le dire. Mais nous savons tous, qu’il a plusieurs tours dans son sac n’est-ce pas? Il faut lui faire confiance les yeux fermés, car il n’aime pas qu’on doute de ses tours de passe-passe. Vous vous êtes assoupi à la lecture d’une autre histoire de M. Hasard? Ne soyez pas peiné, rien ne lui fait le plus plaisir que de vous endormir....

Portrait de Marc

Je vous conseil de lire les écrits de Bienheureuse A.C.Emmerich sur l'interprétation des ossements homme singe. Puisque vous citez des références officiels de l'Eglise Catholique.
Lisez également les écrits de Maria Valtorta les cahiers de 1945-50 et 1943:L'évolution,le darwinisme et la découverte de squelettes homme singe.
Regardez également à "Monstre de Vichy,Terra Nova" sur Google si vous voulez de la matière scientifique.
Un des grands pivot de la théorie de l'évolution de l'homme(les ossements homme animal)seraient des restes d'hybrides d'avant Déluge.
Le lien manquant qui fait s'effondre l'idéologie que l'homme descendrait du singe.
L'homme est plutôt descendu vers le singe...et s'est croisés avec des animaux.
Bien à vous pour découvrir la vérité sur notre histoire et notre environnement.
Marc-René

Portrait de Stephane Dumas

Personnellement, je suis indifférent au fait que la pape ou tout autres dirigeants religieux discutent de la théorie de l'évolution. C'est normal de discuter d'une théorie et d'argumenter sur les pour et contre.

Là où ma pression monte est que la base de l'argumentation chrétienne est la bible. Une transcription de la tradition orale de plusieurs peuple. Un document écrit alors que l'humanité ignorait la mondre notion de génétique. Une époque où l'on croyait que mettre des graines dans un sac engendrait des souris. Un livre monté avec des textes sélectionnés par des gens bien après les faits relatés, dans le dit livre, et traduit plusieurs fois.

L'Église s'est trompé sur le système solaire et moulte autres examples. La Terre n'est pas plate. Il n'y a pas sept sphères célestes. La Lune est pleine de cratères et le soleil n'est pas un astre immaculé. Alors, pourquoi aurait-elle raison dans le dossier de Darwin ?

Et je ne tiens plus en place lorsque les mêmes personnes font pression pour que l'enseignement de la science soit perverti au profit de leur délusion.

Mais si l'Église apporte des arguments solides alors ce n'est pas la même chose.

Portrait de Anonymous

Il semble malheureusement que le nouveau pape et son « Rat Pack » (le « Ratzinger Schulkreis ») penchent du côté des créationnistes. En effet, bien que le huis clos entoure généralement ces rencontres de son cercle de réflexion, certains signes laissent à penser que ce sommet, qui vise à mieux définir le message de la hiérarchie catholique, adoptera peut être une ligne de pensée proche de la stratégie du design intelligent, favorisée par les fondamentalistes américains. Pourtant, le pape Jean-Paul II avait montré une ouverture face à Darwin, en affirmant que la théorie de l'évolution n'était pas incompatible avec l'enseignement de l'Église. Mais le nouveau pape s'inquiète peut-être de l'influence du darwinisme social et des théories sur l'évolutionnisme économique en matière d'éthique sociale et médicale. Dans le fond, la sélection naturelle, et les contingences de l'évolution mises en lumière par Gould, demeurent inacceptables pour la doctrine sociale de l'Eglise ainsi que pour la doctrine théologique de la Rédemption.

On voit donc le cardinal archevêque de Vienne Christoph Schönborn, un adepte du design intelligent à la tribune de Radio-Vatican tandis qu'un défenseur des thèses évolutionnistes, le directeur de l’Observatoire du Vatican, le père George Coyne, a pris sa retraite en août dernier, juste avant le séminaire organisé à Castelgandolfo.

L'année dernière, le même exercice de réflexion avait été fait sur l'islam. Considérant les péripéries récentes du pape à cet égard, espérons qu'il ne répétera pas les mêmes maladresses !