Nouvel espoir pour les femmes porteuses du gène muté BRCA1/BRCA2. Une nouvelle étude clinique en cours au Royaume-Uni pourrait bien permettre le développement de la prochaine génération de traitement pour les formes héréditaires de cancer du sein. Les femmes atteintent de cette mutation ont 50-80% plus de chance de développer un cancer du sein et augmentent leur risque de développer un cancer ovarien.

Ce nouveau traitement, un inhibiteur de l'enzyme PARP (poly ADP-ribosome polymérase), consiste à bloquer un élément important de la réparation de l'ADN. Les cellules normales possèdent deux mécanismes de réparation. Comme les cellules mutées pour BRCA1 ou BRCA2 ont déjà un de ces mécanismes endommagés, ces cellules seront alors incapables de se réparer et mourront. Par contre, les cellules normales ne seront pas affectées ayant toujours un système de réparation opérationnel. La Dre Ruth Plummer de l'Université Newcastle, croit que ce nouveau traitement pourrait aussi être utilisé en forme préventive pour les femmes ayant hérité de la mutation. De plus, il pourrait remplacer la chirurgie préventive. L'étude sera complétée d'ici 18 mois.

Sabrina Vinet-Étudiante