Une balle molle faite d’ADN...
Des chercheurs d’Allemagne auraient fabriqué un dodécaèdre, une forme géométrique composée de 12 surfaces égales, à l’aide de blocs d’ADN. L’ADN est considéré depuis quelque temps comme un matériel idéal pour la construction de nano-objet (10-9 m). L’objet aurait été assemblé à l’aide de 20 trisoligonucléotides soit 3 petits brins d’ADN simple brins connectés ensemble par un anneau aromatique de 6 carbones.
Chaque segment doit être composé de séquences d'ADN différentes tout en étant complémentaire les uns les autres afin de pouvoir s’assembler en un tout et former le dodécaèdre. Un programme d’ordinateur a donc identifié 30 séquences d’ADN double-brin indépendantes, de 15 paires de bases de long, et ayant des propriétés physiques semblables. Un microscope à force atomique a permis de déterminer que l’objet avait 20 nm de diamètre et qu'il était flexible et pouvait se déformer sous-pression un peu comme une balle molle. Cette trouvaille permettrait de futures applications allant du diagnostic médical à la nanoélectronique.
Sabrina Vinet-Étudiante


L’autoassemblage des nanotubes par des voies chimiques et/ou biologiques sans apport de lithographie ouvre des perspectives intéressantes pour se rapprocher véritablement d’une électronique toute moléculaire. La haute spécificité des séquences de l’ADN et leurs propriétés d’autoassemblage sont particulièrement adaptées à la création de réseaux sur lesquels des nano-objets peuvent être intégrés. Une équipe développe actuellement, des méthodes de connexion de nanotubes avec des brins d'ADN métallisés.
Cette technique utilise des protéines qui se reconnaissent avec une grande sélectivité et une grande affinité (concept "clé-serrure"). Il peuvent synthétiser des brins d'ADN portant une "clé" et les couvrir des nanotubes avec une protéine "serrure" correspondante. Mis en contact, les brins d'ADN s'associent aux nanotubes. Cette méthode permet de coupler entre eux deux nanotubes en utilisant un brin d'ADN bifonctionnel.
Les nanotubes de carbone constituent les éléments actifs du nanocircuit. L’ADN sert à assembler ces éléments et à les positionner sur des nano-électrodes. Cependant il doit également pouvoir assurer la connexion électrique du circuit. Pour cela, l’ADN est métallisé et peut assurer la fonction de nano-câble. La métallisation au palladium de brins d’ADN avec des diamètres moyens de 30nm permet d’obtenir une conductivité de l'ordre de 5.106 S/m (1/10 de celle du Pd massif) sur une distance inter-électrodes de 500nm.
Drecam/SPEC
texte tiré de
http://iramis.cea.fr/spec/P...