Quand on pense aux émissions de gaz à effet de serre (GES), on pense surtout à l’automobile et autres moyens de transport et à la consommation d’énergie des bâtiments et de l’industrie mais un peu moins au secteur agroalimentaire. Or, l’élevage de vaches, de porcs et de poulets cause d’importants dégâts à l’environnement. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies publié en 2006, le secteur de l’élevage fait partie des 2 ou 3 problèmes environnementaux les plus sérieux auxquels nous sommes confrontés.

Entre autres, l’élevage est responsable de 18% des émissions de GES à l’échelle planétaire. C’est plus du double de ce que produit le secteur des transports. Si la tendance se maintient, il est prévu que l’on produira 465 millions de tonnes de viande d’ici 2050, soit le double de la production de 2000, ce qui ne laisse entrevoir aucune amélioration de la situation.

Pour réduire notre impact personnel, nous pouvons décider de devenir végétarien ou bien opter pour les protéines provenant… des insectes. Il suffit de comparer les besoins des deux sources de protéines : alors qu’il faut plus de 3800 litres d’eau pour produire 150 g de bœuf, une simple serviette de papier humide suffit à maintenir en vie une quantité équivalente de criquets. Et c’est sans compter les énormes différences entre les deux sources de protéines quant à l’espace requis pour l’élevage et la quantité de nourriture qui doit être fournie.

Sauf en Amérique du nord, on mange à travers le monde quelque 1400 espèces d’insectes et ce, depuis des milliers d’années.

À quand les McDo aux chenilles ?

Claire Gosselin - Blogueuse invitée - Étudiante