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Tout ce qui est vert n'est pas cyanobactéries...

Karine Lemarchand, le 21 juillet 2008, 10h35

L'été est là, la chaleur s'installe et donne à tous le gout de la baignade et des activités nautiques. Mais comment savoir si l'eau de ce beau lac est propice à la baignade? Contiendrait-elle des cyanobactéries?
Voici une question que de nombreux Québécois se posent actuellement. Mais seriez-vous capables de faire la différence entre des fleurs d’eau de cyanobactéries et de simples végétaux inoffensifs?
Ce petit guide illustré, proposé par le Ministère du Développement durable, Environnement et Parcs devrait vous aider à profiter des plaisirs de l'été en toute sécurité.

Tout d'abord, il est important de rappeler ce qu'est une cyanobactérie.
Comme leur nom l'indique les cyanobactéries sont des bactéries, invisibles à l'œil nu, qui contiennent des pigments bleus (phycocyanine) et verts (chlorophylle). On les appelle communément des algues, car comme les algues et les autres végétaux aquatiques elles sont capables d'utiliser l'énergie solaire pour produire de la matière via la photosynthèse.

Les cyanobactéries seraient les plus vieux micro-organismes avec environ deux à trois milliards d’années d'existence! Elles ont, depuis leur apparition, colonisé de nombreux milieux aquatiques d'eau douce et d'eau salée. Dans les milieux « en santé », non impactés par les activités humaines, elles sont présentes en faible quantité et ne présentent aucun risque pour la santé publique. Les problèmes rencontrés dans certains environnements impactés proviennent d'une prolifération excessive de ces organismes. En effet, dans des conditions favorables, par exemple en présence d’une grande quantité de phosphore, les cyanobactéries peuvent se reproduire rapidement et en abondance pour former une « floraison » ou « efflorescence » (anglais : Bloom) souvent visible à l'œil nu.

La troisième édition du Guide d’identification des fleurs d’eau de cyanobactéries (BLAIS, S., 2008. Guide d’identification des fleurs d’eau de cyanobactéries. Comment les distinguer des végétaux observés dans nos lacs et nos rivières, 3e édition, Direction du suivi de l’état de l’environnement, ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, ISBN : 978-2-550-52408-3 (version imprimée), 54 p) vous permettra d'en savoir plus pour différencier ces cyanobactéries des autres végétaux aquatiques…

Vous êtes témoins d'une contamination..le site du ministère vous invite à le signaler ici.

Bonne lecture…

3 commentaires

Portrait de Francois

Après les algues bleues, les algues rouges! Les journaux parlent cette semaine de leur prolifération dans le Saint-Laurent. A cause de trop de pluie? Mais la pollution semble aussi la cause.

Portrait de Anonymous

A l'échelle des citoyens, une grande part de la solution réside dans nos habitudes de vie. Les cyanobactéries prolifèrent dans les milieux riches en nutriments et surtout riches en phosphore.Le phosphore est essentiel au développement de toute végétation, toutefois, en conditions naturelles, le phosphore est présent en très faible quantité dans les eaux de surface. Ainsi, lorsque du phosphore est acheminé vers le milieu aquatique, il est directement capté par les algues et les plantes pour leurs propres besoins. La faible disponibilité du phosphore dans l’eau limite donc le développement de la végétation. C’est pourquoi, on dit que le phosphore est un facteur limitant dans les milieux d'eau douce. Il est donc important de disposer d'un système efficace de rétention de nos eaux usées (fosses septiques fonctionnelles, champ d'épuration adéquatement situés) et d'éliminer les produits contenants des phosphates (savon vaisselle, détergents et autres). De plus si votre habitation ou chalet est en bordure d'un lac ou d'un cours d'eau, il est très important de garder vos berges végétalisées, c'est à dire de laisser la végétation se développer sans la tondre (arbustes ou autres) afin que celle-ci utilise les nutriments et le phosphore se trouvant dans les eaux de ruissellement avant que ceux-ci n'atteignent les eaux du lac et puissent ainsi soutenir la prolifération des cyanobactéries. Même si il est tentant d'avoir une belle pelouse bien tondue jusqu'aux abords du lac, celle-ci ne permet pas une rétention suffisante de ces éléments. De plus les enrochements fréquemment installés pour tenir les rives, participent activement au réchauffement de l'eau et donc à la prolifération des cyanobactéries.
Voici deux sites que vous pouvez consulter pour avoir quelques informations supplémentaires sur ce que nous pouvons faire tous les jours pour aider nos plans d'eau : http://www.nosplansdeau.com/

Portrait de Jean-René

Quelles sont les solutions pour éviter la prolifération des cyanobactéries ?