En route vers Poznan ! L'histoire
Chaque année, au début décembre se déroule la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. C'est l'événement annuel à ne pas manquer pour tout ceux qui s'intéressent de prêt ou de loin à la question des changements climatiques et des efforts nationaux et internationaux mis en place pour leurs faire face. C'est à cette rencontre, en 1997, lors de la troisième Conférence des Parties (COP3) qu'un cadre travail général a été défini, un cadre de travail avec des cibles précises de réduction de gaz à effet de serre pour les pays développés. C'est alors que le Protocole de Kyoto est né !
Cette année, environ 8000 délégués sont attendus pour participer à la conférence des parties (COP-14). De ce nombre, nous serons environ 500 jeunes provenant de 54 pays de partout à travers le monde. Pour ma part, je fais partie de la Délégation de la Jeunesse Canadienne et je vous invite donc à consulter régulièrement ce blogue pour vous informer du déroulement des conférences. Ce blogue tentera d’être à la fois pédagogique, informatif et ludique. Certains de ces blogs iront en profondeur et satisferont les connaisseurs, d’autres seront plus léger et permettra aux néophytes de se familiariser avec les enjeux.
Mais tout d’abord quelques mots sur Poznan, où plutôt sur sa place par rapport aux conventions internationales sur les changements climatiques. Il faut comprendre qu’en 2005, à Montréal sous la direction de Stéphane Dion, alors Ministre de l’environnement, un agenda a été défini pour une entente Post-Kyoto. Deux ans plus tard, en 2007, la Bali "roadmap" marquait le pas pour les futurs ententes. Le Protocole de Kyoto arrivant a échéance d’ici 2012, il fallait s’assurer d’une transition en douceur. L’enjeu principal étant de trouver un terrain d’entente où les pays signataires du Protocole de Kyoto établiraient des cibles de réduction à court et moyen terme. Globalement, on doit définir un nouveau cadre Post-Kyoto à la prochaine COP-15 à Copenhague en 2009. La rencontre de Poznan est donc la dernière ligne droite avant une nouvelle entente internationale sur le Climat. Ce n’est pas peu dire, mais comme nous le verrons au cours des 20 prochains jours, Poznan est beaucoup plus que cela !
4 commentaires
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par Jean-Marc
il y a 3 années
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Croyez-vous vraiment qu'avec le désengagement de certaines des grandes puissances, on puisse encore renverser la vapeur ? Je l'espère bien, mais reste sceptique |
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par Pascal
il y a 3 années
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Que faites-vous à Poznan? Quel est le rôle de cette délégation? Parlez-nous un peu de votre quotidien là-bas, des travaux ou des ateliers ou des discussions auxquels vous participez, et du rôle que cela peut avoir dans le contexte de cette conférence. |
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par Anonymous
il y a 3 années
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Merci pour vos commentaires, je vais essayer d'y répondre en fonction de mon agenda. Jean-Marc, vous avez raison, il faut absolument que les grandes puissances embarquent et agissent concrètement. Selon le GIEC, il faudrait avoir "plafonné" les émissions de GES entre 2000 et 2015 si l'on souhaite maintenir le réchauffement global en bas de deux degrés Celsius d'ici 2100. Disons que ça ne nous laisse pas beaucoup de temps. Obama, est sans aucun doute un vent de fraîcheur autant pour les environnementalistes que pour le climat. Certainement un aspect intéressant de sa proposition est d'avoir comme vision de pallier à la crise économique américaine par une sorte de transition vers une économie "verte". Donc, on devrait assister à des investissements massifs dans des secteurs névralgiques de l'économie, investissement qui seront attachés à des exigences particulières. Cela se traduira par des subventions pour améliorer l'efficacité énergétique des maisons, plus d'automobiles efficaces, etc. En fait, le plan d'Obama est précis et réaliste. Toutefois, il faut remarquer que la cible à court terme d'Obama est de retourner au niveau de 1990 d'ici 2020, alors qu'à l'origine la cible des États-Unis était de réduire de 7% d'ici 2012. C'est donc pas face à Obama, mais face aux États-Unis que ma déception est grande. Bref, oui, si Obama a assez de marge de manoeuvre pour débloquer les stimuli, je serais prêt à parier que les choses vont s'améliorer aux États-Unis par rapport à leur bilan de CO2, en tout cas, certainement plus rapidement que le Canada, qui n'a pas de plan aussi détaillé. |


Bonjour,
Pensez-vous qu'avec l'arrivée de Barak Obama à la maison blanche, les USA vont vraiment changer de position face aux problèmes climatiques mondiaux?