Le moindre cumulus contient de 1000 à 3000 tonnes d'eau douce alors que 30% de la planète manque d’eau potable et que le réchauffement climatique menacera d’ici 2025, au moins 50% de la population mondiale. Pourquoi ne pas puiser dans de telles ressources?

la question s'est posée au 5e forum mondial de l'eau et pour l'instant, seules les questions pleuvent : Si l'eau d'un terrain appartient au propriétaire, à qui appartiennent les nuages? se demande le Collectif Eau secours! Quant à l’économiste Michel Rogalski, il se demande surtout s’il est légal de détourner les nuages? « Si quelque chose n’a pas de propriétaire, cela peut être approprié par n’importe qui, par celui qui fait connaître le premier ses prétentions. » estime le Russe, Vladimir Ossipov qui à déjà tenté de s’approprier les nuages en 2004.

Pour le moment, seule la convention ENMOD, adoptée en 1976 par l’ONU, interdit l’utilisation de techniques de modification de l’environnement « à des fins hostiles ». En attendant, les États-Unis légifèrent la pratique d'ensemencement de nuages, alors que le Mexique subventionne cette pratique. Et depuis une cinquantaine d’années la France et l’Espagne utilisent déjà deux méthodes pour récupérer l’eau des nuages. La première consiste à utiliser des filets très fins pour capturer les nuages et ainsi récupérer l'eau qui ruisselle le long des mailles. La seconde, beaucoup plus répandue, consiste à ensemencer les nuages d'iodure d'argent et de neige carbonique. Les molécules agissent comme un noyau de condensation autour desquelles les gouttelettes d'eau s'agrègent. Elles déclenchent la pluie et augmentent son volume.

À ce débat litigieux, Stephen Salter de l’Université d’Édimbourg propose déjà une solution envisageable : fabriquer des machines génératrices de nuages.