Une nouvelle étape a été franchie dans le monde du transgénisme. Depuis les années 1970, les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient transférer des gênes d'une espèce à l'autre. Les gènes sont fait d'ADN et contiennent les instructions qui permettent aux cellules de produire des protéines. La plie rouge, ce poisson qu'on nomme fluke en anglais et dont un oeil migre habituellement du côté droit pendant sa croissance, survit très bien au froid. Ne serait-il pas possible de prendre certains de ses gênes et de les insérer dans une tomate par exemple pour en faire un fruit (ou un légume, selon qu'on soit cuisinier ou scientifique) plus résistant au froid?

Mise à jour (une semaine après le 1ier avril 2010)
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C'est effectivement ce que les chercheurs de Calgene Inc. ont commencé à faire dans les années 80 pour finalement produire la tomate FLAVR SAVR. Son introduction sur le marché en 1993 ne s'est pas faite sans controverse ou résistance des consommateurs.

Récemment, des chercheurs de Monsanto on fait l'inverse, c'est-à-dire qu'ils ont transféré des gènes de tomate dans le carasssius auratus, soit le poisson rouge, pour en rehausser la teneur en vitamine E et produire un poisson qui rendrait plus intelligent celui qui le déguste. Pesant jusqu'à 3kg, le potentiel pour accroître le quotient intellectuel de toutes l'espèce humaine est donc non-négligeable.

Une étude de 2009 en Suède sur près de 4000 garçons a clairement démontré une augmentation de 6% de la performance cognitive quand ils mangeaient du poisson une fois par semaine et de 11% si on doublait la dose. De quoi donner un tout nouveau sens au banc de poissons (on dit school of fish en anglais). De quoi encourager la distribution du poisson dans les écoles. Comme quoi la vitamine E nous rapproche d'un A.

Un effet secondaire et inattendu concerne les oeufs de cette nouvelle espèce de poisson, qui auraient un goût de chocolat, dit-on, juste à temps pour Pâques. Enfin une diète qui permet d'être pesco-végétarien d'une seule bouchée.

La DGPSA n'a toujours pas approuvé ce poisson transgénique mais vu ses avantages pour les canadiens, et vu que la FDA américaine l'a déjà approuvé, nous sommes presque certains qu'il se retrouvera dans nos assiettes avant la fin de l'année.

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