Les ressources naturelles se font rares, la population mondiale ne va pas en diminuant, le pétrole et le charbon polluent atmosphère, rivières et océans et l’énergie nucléaire a du plomb dans l’aile. Alors maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Comme la majorité des citoyens de la Terre, je suis inquiet. Inquiet pour notre planète, notre eau, notre air, nos arbres, nos enfants. Une autre centrale nucléaire est hors de contrôle et les autorités nous endorment avec des chiffres que personne ne comprend. L’Océan, quant à lui, n'a pas besoin de chiffres pour comprendre qu'une soupe toxique et hautement radioactive se déverse dans ses eaux qui portent la vie depuis la nuit des temps. Mais tout va bien, ne nous affolons pas.

On se retrouve tout de même avec une île de 120 millions d’habitants exposés au pire poison que la science actuelle connaisse, le Plutonium, issu du MOX s’échappant du réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire désormais tristement célèbre de Fukushima et une mégalopole de 30 millions d’habitants à qui l’on déconseille de boire de l’eau du robinet. Par conséquent, ses habitants n’osent plus se doucher — je vous laisse imaginer l’horreur de la situation — et pourtant, l’énergie nucléaire est considérée par NewScientist comme étant la plus sécuritaire qui soit. J’ai bien envie de demander à ces toges blanches s’ils ont pris en compte les bébés mutants et tous les cancers «Made in» Tchernobyl qui ont suivi la dernière catastrophe du genre.

Pendant ce temps, au Québec, notre voix, celle des habitants de cette Terre, a été entendue et la rapport du BAPE rassure ; l’industrie ne fera pas ce qu’elle veut mais ce qu’il faut faire pour respecter la Terre et ses habitants, c’est à dire nous, du moins, on ose l’espèrer.

Je vous propose donc maintenant le quiz suivant :

  • Mes réserves mondiales sont énormes.
  • Je représente près du quart de la consommation énergétique mondiale.
  • Je suis disponible sur tous les continents.
  • Je nécessite peu de traitements, on peut presque me consommer sous ma forme primaire.
  • Je suis le combustible fossile le moins polluant, — sachez d'ailleurs que si ma combustion était parfaite et totale, il n'y aurait que des rejets d'eau et de dioxyde de carbone —.
  • Je suis très facilement transportable par gazoduc.
  • M. Raymond Savoie, président de Gastern Montréal, a dit que mon potentiel énorme peut répondre aux besoins du Québec et des Maritimes pour deux ou trois générations.
  • Malgré tout cela, on me boude. Qui suis-je ?

Guillaume B.

Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.