C’est un fait, la pollution humaine est le fléau qui contamine le plus notre planète. Nos dépotoirs sont gorgés de détritus souvent irrécupérables et nocif pour l’écosystème. Parmi ces montagnes de déchets, le plastique y occupe une place de roi. L’inconvénient principal de cette matière est sa longévité, puisqu’elle nécessite des centaines d’années pour se décomposer.

Le plastique ne comporte aucun élément naturel. Il est fabriqué à partir de polymères, un type de résine, provenant des produits pétroliers. Désormais, grâce au génie génétique, il sera bientôt possible d’utiliser des polymères naturels, tels que la cellulose, l’amidon et certaines protéines. Les plantes seront en quelque sorte de petites usines biologiques. Avec quelques variations génétiques, elles permettront la synthèse de nouvelles molécules nécessaires pour la fabrication de cette matière solide, flexible et imperméable.

Cette production de plastique biodégradable et naturel est encore en stade expérimental. La recherche permettra l’augmentation du rendement avant son lancement officiel. L’utilisation des OGM issus de ressources agricoles renouvelables pour la création d’un plastique biodégradable, apportera plusieurs bénéfices. Son usage quotidien sera beaucoup moins polluant et moins énergivore lors de sa production également.

Agna-Claudine Mercier-Angulo

Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.