Un groupe de rebelles mémorisant des livres, les récitant en marchant, chacun pour soi… Ça vous dit quelque chose? Vous l’avez sans doute deviné, il s’agit de la société imaginée par Ray Bradbury, le célèbre romancier derrière le roman Fahrenheit 451. Ce livre, ça a aussi été ma première lecture de science-fiction. François Truffault allait en tirer un film en 1966, que j’ai vu alors que j’étais toute petite, qui m’avait aussi laissé une forte impression!

Écrit en 1953, puis proclamé meilleur roman de science-fiction l’année suivante par le congrès mondial de science-fiction, Fahrenheit 451 met en scène un pompier dont le travail n’est plus d’éteindre les feux, mais plutôt de brûler les livres. Dans cette société du futur, la lecture constitue un crime, les lecteurs sont dénoncés. Et une véritable chasse aux sorcières s’en suit.

Contre toute attente, Montag, le pompier incendiaire s’intéresse peu à peu aux livres, en dissimule chez lui au grand dam de son épouse, et commence à fomenter une rébellion.

Plusieurs éléments intéressants se retrouvent dans ce roman : la description d’une société soumise à un régime totalitaire où les citoyens, qui ne peuvent posséder ou même lire des livres, sont condamnés à l’ignorance. Pire, ils sont bercés dans l’illusion d’un monde parfait via la propagande diffusée sur les écrans qui garnissent les murs de leurs maisons. Par les thèmes qu’il aborde, ce roman est toujours d’actualité!

Bon, devant tant d’enthousiasme, vous comprendrez que Fahrenheit 451 est le roman que je vous invite à lire et à commenter. Et qu’il s’impose comme choix de lecture pour aborder la science-fiction!

Vous avez lu ce roman. Qu’en avez-vous pensé? Et vous, quelle a été votre première lecture de science-fiction? Faites-moi part de vos coups de cœur!

Quelques notes intéressantes

À la recherche d’un titre pour son roman, Bradbury a contacté différents départements de chimie pour connaître la température à laquelle se consumait le papier. Aucune n’a pu le renseigner. C’est d’un chef de pompiers d’une caserne à Los Angeles qu’il aurait obtenu l’information. Une information qu’il n’a jamais vérifiée (Entrevue de Ray Bradbury)