J'ai été agréablement surpris d'apprendre que le nouveau pape, François, a une formation en chimie. Il a obtenu une maîtrise de l'Université de Buenos Aires. Dans ce cadre, il est intéressant de noter que son élection a été signalée, cette fois sans ambiguïté, grâce à la chimie.

Les signaux de fumée, produits lorsque les bulletins de vote sont brûlés, sont soit noirs, pour indiquer que les cardinaux n'ont pas réussi à élire un pape, ou blancs si le vote a été couronné de succès. À l'origine, la fumée blanche était obtenue en ajoutant de la paille humide aux bulletins, tandis que la fumée noire était obtenue grâce à un ajout de goudron. Un système qui n'était pas très fiable.

Lors du conclave de 2005, lorsque le pape Benoît XVI avait été élu, la personne sur le toit de la basilique Saint-Pierre a attendu plus de 15 minutes pour sonner le carillon annonçant la nouvelle parce qu'il n'était pas sûr de la couleur de la fumée.

Cette fois il n'y a pas eu de confusion. Il y avait deux poêles installés dans la chapelle Sixtine, tous deux attachés au même conduit menant au toit. L'un d'entre eux a été utilisé pour bruler les bulletins de vote des cardinaux comme par le passé. Le second poêle lui, a été conçu pour allumer des cartouches fumigènes.

Celles-ci, dépendant de leur composition produisaient, soit de la fumée noire soit de la fumée blanche. Pour la fumée noire il s'agissait d'un mélange de perchlorate de potassium, de soufre et de l'anthracène, un composé du goudron de houille. La fumée blanche elle, était produite à partir d'un mélange de chlorate de potassium, de lactose, et de résine de pin.

Pour améliorer la production de fumée, la cheminée avait été préchauffée par un courant électrique. De plus, elle était aussi équipée d'un ventilateur pour évacuer la fumée vers le haut.

Même pour l'élection d'un pape, la chimie est présente!