Ils sont prêts à tout, branchés en permanence sur Météo Média et les autres chaines d’alertes météo, publiques ou non. Équipés d’appareils photos –avec des objectifs grand angle, de préférence– de caméras et de véhicules tout-terrain, ils traquent les évènements météorologiques violents.

Les chasseurs de mauvais temps rêvent de voir leur photo publiée dans le National Geographic et du grand frisson d’être là où se passe l’action –en plein œil du cyclone– mais surtout de comprendre comment les forces de la nature se déchainent.

Cette chasse périlleuse, qui les pousse à prendre de grands risques, fait même quelques victimes, comme Paul et Tim Samaras et Carl Young morts dans une chasse à Reno, dans l’État d’Oklahoma –la «Mecque des temps violents»– en mars dernier.

Il y a les chasseurs professionnels –la 53rd Weather Reconnaissance Squadron (53ème escadrille de reconnaissance météorologique)– et les amateurs. Chacun y chasse sa proie de prédilection: tornade, cyclone, ouragan ou orage. Les plus connus, les chasseurs de tornades ont d’ailleurs inspiré de multiples reportages et des documentaires –dont un pour Imax, Tornado Alley– et un film, Twister.

Sur Internet, on peut partager leur passion avec des sites comme celui des Chasseurs de cyclones ou Ouragans.com. Mais plus besoin de partir à la chasse –et de risquer de se mouiller– grâce aux caméras web qui vous plongent dans le feu de l’action et les images satellites qui retracent le développement des ouragans ou de la position des récentes précipitations.

Ici, au Québec, Marc Rémillard et les membres de son groupe Québec Vortex chassent les tempêtes depuis 2005 –le Québec accueille peu de tornades et d'ouragans! Une passion qu’il qualifie de scientifique et qui l’amène à traverser le Canada et les États-Unis lorsque les temps violents se présentent.

L’inspiration vient directement des expériences Vortex (Verification of the Origins of Rotation in Tornadoes Experiment) sont issues de la collaboration de plusieurs universités américaines et d’organismes internationaux, sous la supervision de la National Oceanic and Atmospheric Administration et la National Science Foundation.

Après VORTEX 1–développé dans les années’90– les scientifiques ont multiplié leurs moyens et leurs équipements –35 véhicules, 80 chercheurs– pour lancer l’opération VORTEX 2, active en 2009-2010. À travers la prise de mesures dans des conditions extrêmes, l’objectif est de mieux comprendre la formation des tornades, leur durée de vie et leur dissipation… pour mieux les prévenir! Les mesures capturées sont actuellement analysées – on peut lire certains détails amusants - et de magnifiques photos d’évènements extrêmes.

Et vous, irez-vous vous frotter au prochain orage?