La première édition du livre Les Meilleurs blogues de science en français : très beau produit. Mais reste un gros boulot : le faire connaître.

C’est sur ce point que s’est concentrée la première partie de la téléconférence —un HangOut— organisée mardi entre huit des participants du livre et qui peut être réécoutée ici. Une discussion avait lieu également en direct sur Twitter.

Le livre est en effet passé hors des écrans radars des médias, du moins en France. Une chose prévisible, a expliqué Valérie Borde, journaliste et blogueuse au magazine L’actualité, pour qui un tel produit ne prend ses aises qu’après deux, voire trois éditions. En attendant toutefois, les blogueurs ne devraient pas sous-estimer leur capacité à accroître la visibilité du livre, a insisté Pascal Lapointe, de l’Agence Science-Presse :

  • tous ceux qui sont liés à une université, étudiants ou chercheurs, devraient signaler le bouquin —et leur présence à l’intérieur— au journal de leur institution, aux médias étudiants ou à tout média local.
  • ceux qui ont des contacts auprès de journalistes ou blogueurs en culture, en littérature ou en nouvelles technologies devraient également en parler.

La revue de presse, bien que courte, est jusqu’ici unanimement positive (voir encadré).

Toutefois, l’impact de cette première édition semble aussi se mesurer par des facteurs plus intangibles. Pour Louise Desautels, qui gère les blogues de l’Université Laval, « le livre est un facteur de recrutement » de futurs blogueurs. Pour Ghislaine Atta, journaliste scientifique en Côte d’Ivoire, le livre donne de la crédibilité à son travail. Et l’initiative a permis à des blogueurs et à des communautés de blogueurs de se connaître un peu mieux.

Des recommandations

Puisque cette première téléconférence coïncidait aussi avec l’appel à contributions en vue de la deuxième édition de l’anthologie —qui sera publiée en avril 2014— les participants y sont allés de leurs recommandations :

  • Parmi les critères de sélection : mettre en valeur «la touche» Blogue ; il faut sentir l’approche originale, le ton de l’auteur, insiste Antoine Blanchard ;
  • Créer plus de connexions entre le livre et le web: un code QR sur les articles et plus d’hyperliens dans la version numérique;
  • Travailler à une plus grande disponibilité du livre en France, peut-être en ciblant des librairies spécialisées ou un partenaire français pour la distribution.
  • Permettre l’insertion de commentaires dans le livre: il faudrait pour cela solliciter l’autorisation de leurs auteurs.
  • Définir une formule simple et qui satisferait tout le monde pour les redevances: verser des montants minimes (moins de 25$ ou 18 euros par auteur, si les ventes demeurent sous les 1000 exemplaires) ? Ou tout verser à l’Agence Science-Presse en-dessous d’un seuil à déterminer (1000 premières ventes, par exemple) ? Dès l’an dernier, il avait également été pris pour acquis que les auteurs pourraient choisir de reverser les fonds à leur «groupe», mais il faudrait pour cela aller chercher leur accord un par un.

Le document préliminaire Règlements et modalités pourrait servir de base à quiconque souhaiterait discuter l'un ou l'autre de ces points.

Nouveautés

Trois nouvelles pistes seront expérimentées dans la deuxième édition.

  • Illustrations. Bien qu’on ne puisse pas intégrer des illustrations en couleur —coûts d’impression obligent— Antoine Bonvoisin et Pascal Lapointe ont souligné que trop de prudence l’avait emporté dans la première édition. La porte aux illustrations sera donc plus grande ouverte cette fois.
  • Sélection. Un comité de lecture fera une sélection des textes en fonction de critères plus précis que l’an dernier (voir le document, point 13: ces critères seront à discuter quand le comité de lecture sera formé). Chaque lecteur accordera une note.
  • Nombre de billets. L’objectif est cette année de s’en tenir à 50.

La téléconférence peut être réécoutée intégralement ici.

À tous les blogueurs qui ont parlé de science dans la dernière année : vous avez jusqu’au 15 novembre pour soumettre une ou deux de vos publications mises en ligne entre le 1er novembre 2012 et le 31 octobre 2013. Le formulaire de participation est ici.