Qui ne s’est jamais questionné sur la raison de l’existence de ces petites bêtes sur Terre quand elles volent autour du panier à fruit?

Une étude publiée le 6 janvier dernier dans le magazine Scientific Reports rapporte que les mouches à fruit ont des récepteurs capables de sentir le cancer.

De la même manière que l’odeur diffère entre une pomme pourrie et une pomme fraîche, les cellules cancéreuses dégagent une odeur différente des cellules en santé. Les chercheurs des l’universités de Constance (Allemagne) et de La Sapienza (Italie) ont découvert que les récepteurs olfactifs ultrasensibles des mouches drosophiles s’activent de différentes façons lorsque les cellules sont cancéreuses.

« Ce qui est vraiment nouveau et spectaculaire de ce résultat est la combinaison de l'objectif, des résultats précis et quantifiables en laboratoire et l'extrême sensibilité d'un être vivant qui ne peut être égalé par les nez électroniques ou chromatographie en phase gazeuse », explique le professeur à l’Université de Constance en Allemagne Dr Giovanni Galizia.

Pour l’instant, la recherche n’en est qu’au stade fondamental pour le diagnostic du cancer et ne peut être applicable pour un diagnostic médical systématique. Néanmoins, comme l’explique le professeur Galizia « la grande sensibilité des récepteurs olfactifs naturels, couplés à la rapidité avec laquelle nous pouvons générer les résultats des tests, pourrait conduire à l'élaboration d'un dépistage peu coûteux, rapide et très efficace qui permet de détecter les cellules cancéreuses bien avant que nous puissions les découvrir avec les techniques actuelles de diagnostique par imagerie ».

Myriam Laplante El Haïli

Références:

Université de Constance - Communiqué de presse et image : http://www.aktuelles.uni-konstanz.de/en/presseinformationen/2014/1/ Scientific Reports: article publié en ligne le 6 janvier 2014 http://www.nature.com/srep/2014/140106/srep03576/full/srep03576.html?WT.ec_id=SREP-20140107