Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a appelé début octobre les experts africains en santé à venir en aide aux pays d’Afrique de l’Ouest touchés (Liberia, Sierra Leone et Guinée) par l’épidémie de l’Ebola à combattre la maladie.

Le président de la BAD a révélé que son institution est prête à soutenir matériellement et financièrement ces experts volontaires qui vont mettre leurs expériences à la disposition de ces pays d'Afrique de l'Ouest touchés par la pandémie. La BAD vient de mettre sur pied un fonds de 10 millions de dollars US dans ce sens.

L'expertise sollicitée vise à contenir la maladie. Mais contribuer aussi à rétablir les systèmes de santé de ces pays. Selon Donald Kaberuka, «la crise d’Ebola a mis à nu la faiblesse des systèmes de santé dans la région. Ce domaine mérite que l’on y investisse davantage à l’avenir.»

En effet, le coût humain de la pandémie est extrêmement élevé, avec plus de 7000 cas déclarés, dont plus de 3000 décès à ce jour.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'Ebola est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme. Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

La flambée qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest (dont les premiers cas ont été notifiés en mars 2014) est la plus importante et la plus complexe depuis la découverte du virus en 1976. Elle a occasionné plus de cas et de décès que toutes les précédentes flambées réunies.

Elle a également comme particularité de s’être propagée d’un pays à l’autre, partant de la Guinée pour toucher la Sierra Leone et le Liberia (en traversant les frontières terrestres), le Nigeria (par l’intermédiaire d’un seul voyageur aérien) et le Sénégal (par l’intermédiaire d’un voyageur arrivé par voie terrestre).