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Face aux pseudosciences et au paranormal

Les journalistes scientifiques, une nécessité

Serge Larivée, le 26 janvier 2016, 21h51

Dans une société où la science et la technologie ne cessent de progresser, l’importance du journalisme scientifique dans les médias de masse ne fait aucun doute pour au moins deux raisons :

Les journalistes scientifiques, une nécessité
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Les journalistes scientifiques, une nécessité

Et si on faisait de 2016 «L’Année du journalisme scientifique»? Voilà une profession méconnue du grand public, dont même les alliés naturels —vulgarisateurs et chercheurs— ont parfois du mal à saisir le rôle et la pertinence, en notre ère où tout le monde peut prendre la parole.

En 2016, une fois par mois, l’Agence Science-Presse vous offrira une réflexion sur le journalisme scientifique, réalisée par un chercheur qui ne gravite pas lui-même autour du journalisme.

Ce mois-ci: Serge Larivée, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal.

  • premièrement, il contribue à réduire l’analphabétisme scientifique et, du coup, il initie la population à la culture scientifique;
  • deuxièmement, il fait contrepoids à l’envahissement des pseudosciences et à la vogue des approches paranormales.

Ce texte, qui comprend trois parties, n’aborde que le deuxième aspect. Dans la première partie, je présente un aperçu des relations entre les chercheurs et les journalistes scientifiques pour bien montrer l’importance de ces derniers. Les deux autres parties sont consacrées à un défi de taille auquel les journalistes scientifiques sont régulièrement confrontés : l’omniprésence des pseudosciences dans les médias et les stratégies de communication médiatique utilisées à souhait par les pseudoscientifiques.

Les relations entre les journalistes scientifiques et les chercheurs

Dans le monde des médias de masse, les journalistes scientifiques n’ont visiblement guère la cote. En effet, au début des années 1990, sur les quelque 122 000 journalistes aux États-Unis, à peine 600 à 800 exerçaient leur métier à titre de journaliste scientifique. Parmi ceux-là, peu bénéficiaient d’une formation en sciences (Klaidman, 1991; Palen, 1994). Toujours aux États-Unis, à peine 3 % des étudiants diplômés en communication se spécialisent en mathématiques, en physique ou en biologie. Ils apprennent donc généralement leur métier de journaliste scientifique en l’exerçant sur le tas (Hartz et Chappell, 1997; Weaver et Wilhoit, 1996). Par ailleurs, selon Karmarck et Garbriele (2015), comparativement aux 43 000 journalistes professionnels actifs en 1978, il n’en resterait aujourd’hui que 32 900. Sur la base des données de 1990, il y a tout lieu de penser que le nombre de journalistes scientifiques serait actuellement anémique.

Il y a 40 ans, le petit nombre de journalistes scientifiques ne posait guère de problèmes puisque parler aux médias était mal vu dans le monde universitaire (Dunwoody et Ryan, 1985). S’efforcer de rendre accessible la science au plus grand nombre constituait alors pour un chercheur une activité risquée susceptible d’affecter sa crédibilité aux yeux de ses collègues, puisque frayer avec les médias équivalait à perdre son temps. Et si un professeur s’y adonnait, c’est qu’il en avait à perdre. Depuis, les choses ont changé, ce qui ne veut pas dire que la collaboration entre les chercheurs et les journalistes coule de source (Mooney et Kirshenbaum, 2009).

Comme peu de journalistes bénéficient d’une formation scientifique, la « nouvelle scientifique » dans les médias de masse prend souvent le trait d’un scoop (Entwistle et Hancock-Beaulieu, 1992; Evans, Krippendorf, Yoon, Posluszny et Thomas, 1990). Et cela se comprend. Raconter une histoire accessible au grand public va souvent à l’encontre de la démarche scientifique dont la publication des résultats couronne un long processus. Les journalistes sont souvent contraints de simplifier leurs propos, d’ignorer les nuances ou de gommer les détails faute de temps d’antenne ou d’espace d’écriture. Sans le vouloir, il arrive qu’ils contribuent dès lors à perpétuer des mythes, des légendes urbaines ou des croyances sans fondement.

On doit cependant admettre que les articles publiés dans les revues de vulgarisation scientifique de langue française ou anglaise présentent habituellement leur scoop avec mesure, discernement et brio, mais encore faudrait-il que ce type de revues parviennent au grand public pour favoriser la culture scientifique. En voici une courte liste: Cerveau & Psycho, La Recherche, Sciences et Avenir, Science et Pseudo-sciences, Science et Vie, Sciences Humaines, Pour la science, Québec Science, Découvrir, CNRS le journal, Scientific American, The Sciences, The Scientist, New Scientist, Science in Society.

Quoi qu’il en soit, les chercheurs et les journalistes sont condamnés à collaborer (Larivée, Sénéchal et Gagné, 2013). La plupart des chercheurs sont en effet dépourvus de talents de vulgarisateur et, s’ils veulent rendre accessibles aux citoyens leurs recherches et leurs découvertes, faire appel aux journalistes scientifiques devient presque une nécessité. Pour jouer leur rôle adéquatement, la formation scientifique de ceux et celles qui optent pour cette spécialité m’apparaît plus que nécessaire. Sans quoi, ils risquent de ne pas discerner une découverte scientifique d’une bonne histoire, d’un témoignage et d’une anecdote. Or, une anecdote validée par le seul témoignage ne saurait constituer une donnée valable. Qui plus est, le cumul de témoignages disparates ne renforce nullement la crédibilité. Autrement dit, en science, la qualité de la preuve prime sur la quantité, alors que dans les pseudosciences, on semble miser sur la quantité pour compenser l’inexistence ou la faiblesse de la preuve. Par exemple, présenter aux lecteurs une approche thérapeutique dont la validité n’est pas clairement établie risque d’encourager le recours aux charlatans. Ce que le public mérite de connaître, ce sont des démonstrations fiables ou, à l’inverse, des indications claires que ces démonstrations n’existent pas.

L’omniprésence des pseudosciences

Les pseudosciences représentent un ennemi de taille pour les journalistes. Non seulement sont-elles omniprésentes dans les médias, mais leurs promoteurs recourent à des stratégies de communication particulièrement efficaces. Voyons de quoi il en retourne.

C’est bien connu, la politique, le sport, le divertissement et les scandales reçoivent dans l’ensemble des médias de masse une couverture nettement plus importante que la science. Il en est de même de l’espace médiatique accordé aux phénomènes paranormaux et aux approches pseudoscientifiques, comparativement aux informations ou à la réflexion fondée sur la méthode scientifique. Cela n’est guère surprenant et s’explique tout simplement par la loi du marché, qui est loin de privilégier le développement intellectuel de la population. Autrement dit, les lecteurs ou les téléspectateurs encouragent à leur insu leur propre sous-développement en redemandant toujours et encore, en raison de facteurs complexes et variés, des produits plus ou moins nocifs pour l’intelligence et pour la compréhension du monde.

Pour appuyer mon point de vue et, du coup, insister une fois de plus sur le rôle crucial du journalisme scientifique, je présenterai sommairement une partie des résultats d’une étude longitudinale sur l’espace occupé, d’une part, par les pseudosciences (paranormal, ésotérisme, nouvel âge, arts divinatoire, etc.) et, d’autre part, par les livres de sciences et de vulgarisation scientifique dans les librairies du Québec (Larivée, Sénéchal, Miranda et Vaugon, 2013). Deux mesures à dix ans d’intervalle ont été prises, l’une en 2001 dans 55 librairies et l’autre en 2011 dans 72 librairies. Les résultats sont clairs. En 2001, le pourcentage de livres de pseudosciences est de 89,1 % (ET : 7,3 %) et en 2011, de 86,50 % (ET : 8,6 %).

Comme les livres sont d’importants vecteurs culturels (Morling et Lamorfeaux, 2008), l’espace qui leur est attribué en librairie constitue un bon indicateur de la place des sciences et des pseudosciences dans une société. Il ne s’agit évidemment pas du seul indicateur. Cependant, les librairies occupent probablement une place stratégique dans le tissu social en ce qu’elles permettent de situer l’origine, du moins en partie, d’une certaine diffusion culturelle des pseudosciences. La relative stabilité observée dans cette étude suggère en effet que les communautés québécoises les plus exposées (et les moins exposées) aux ouvrages de pseudosciences pour adultes sont restées les mêmes durant une décennie.

Comme le contenu des journaux, des magazines, de certaines émissions de télévision et de l’Internet contribue aussi largement à la promotion des pseudosciences et du paranormal, il faut espérer que les interventions écrites ou télévisuelles des journalistes scientifiques en faveur de la démarche scientifique ou contre les pseudosciences parviendront à séduire le même public et à promouvoir un minimum d’esprit critique, de culture scientifique et d’intérêt pour les sciences et la recherche. J’en veux pour exemple une petite séquence du téléjournal français (TV 5) diffusé le 8 décembre 2015. Cette émission présentait les résultats d’une recherche comparative sur le talent mathématique des filles et des garçons à l’aide de la technique d’imagerie cérébrale : est-il vrai que les filles n’ont pas la bosse des mathématiques? Particulièrement convaincants, sinon fascinants, la démarche et les résultats présentés en deux minutes contredisaient le mythe selon lequel les filles ont un cerveau moins enclin à la chose mathématique. En fait, plutôt influencées par des stéréotypes séculaires à l’effet qu’elles sont moins douées pour les maths, leur zone cérébrale responsable du raisonnement mathématique (clairement montré par l’imagerie) se trouve affectée par des émotions négatives quand elles font face à un problème prétendument plus difficile.

Il est donc possible de faire du journalisme scientifique aux heures de grande diffusion de telle manière que le public le moins averti puisse parfaitement comprendre une démarche scientifique qui, dans ce cas-ci, dément un mythe nuisible pour toute une partie de la population.

Les stratégies de communication des pseudoscientifiques

Évoquons ici deux stratégies subtilement utilisées par les pseudoscientifiques et auxquelles les journalistes scientifiques peuvent être confrontés (Larivée, 2014).

1) Comment s’octroyer de la crédibilité en détournant le vocabulaire scientifique?

Dans les débats télévisuels, les scientifiques peuvent difficilement parler des résultats de leur recherche sans évoquer les bases de leur démarche, mais le temps qui leur est imparti ne suffit pas. Par ailleurs, la démarche scientifique n’est pas un contenu accrocheur, surtout qu’elle sollicite de surcroît la pensée abstraite. Aussi, Doury (1997) a-t-il conclu à la fin des années 1990, après avoir analysé une trentaine de débats sur les pseudosciences à la télévision française, que ceux-ci relèvent plus de la rectitude politique que de l’information.

Un des procédés les plus utilisés par les défenseurs du paranormal pour assurer leur crédibilité est de recourir à un vocabulaire emprunté à la science et de truffer leur discours de termes scientifiques cités hors contexte tout en occultant le fait qu’ils passent outre la démarche scientifique (Hill, 2012).

À cet égard, la physique quantique se révèle une source privilégiée à laquelle puisent les pseudoscientifiques intéressés particulièrement aux approches orientales et aux médecines alternatives et complémentaires (MAC). Dans les deux cas, il s’agit d’expliquer le réel « en s’appuyant sur des interprétations extrêmes de la physique quantique et de valoriser [...] les approches mystiques de l’univers » (Rouzé, 1981, p.76). L’homéopathie en est un bel exemple.

Par ailleurs, lorsque les pseudoscientifiques n’utilisent pas un vocabulaire scientifique, leur discours n’est souvent qu’un jargon technique hermétique qu’ils sont bien sûr les seuls à comprendre. Cela leur permet de clamer haut et fort devant les néophytes le caractère scientifique de leur approche, oubliant qu’il ne suffit pas d’inventer un concept pour qu’il s’incarne dans la réalité.

2) Lorsque les pseudoscientifiques se transforment en pseudosceptiques

Si la croyance est naturelle à l’homme, le scepticisme ne l’est pas; il résulte d’un long processus d’apprentissage cognitif. Par ailleurs, la pensée sceptique joue sur des ambiguïtés et se nourrit de doutes, ce qui n’est pas de tout repos si on compare ce labeur intellectuel à la tranquillité que procurent les certitudes (Carroll, 2011; Shermer, 2011). De toute évidence, le modus operandi des scientifiques ne fait pas le poids face aux charlatans de tout acabit et aux promoteurs du paranormal. En effet, alors que les pseudoscientifiques sont certains de leurs assertions, les scientifiques prônent le doute raisonnable. Cette attitude se traduit entre autres par un impératif catégorique puissant : pour avoir le statut de scientifique, un fait découlant de la vérification d’une hypothèse doit avoir été reproduit dans un laboratoire indépendant. Autrement dit, en sciences les hypothèses doivent être testables, c’est-à-dire s’exposer à être réfutées (Popper, 1973).

Les tenants du paranormal ont compris que faire appel au doute était rentable même si les pseudosciences misent essentiellement sur la crédulité, c’est pourquoi ils recourent au scepticisme à titre de stratégie de communication (Torcello, 2011, 2012). Autrement dit, ils combattent la science par la science en insistant sur ses inévitables incertitudes (Carpio, 2012).

Il s’agit là d’une stratégie idéale pour assurer le succès de ces marchands de faux doutes (Oreskes et Conway, 2012). À cet égard, l’industrie des MAC se démarque dans l’art de manipuler le pseudoscepticisme. Sous prétexte que la médecine officielle échoue à traiter certaines maladies, des promoteurs des MAC misent alors sur ces échecs mais font également miroiter les bienfaits des MAC (Pinsault et Monvoisin, 2014). De plus, même si certains chercheurs font des efforts pour vulgariser leurs découvertes, peu s’intéressent au paranormal, et lorsqu’ils s’y intéressent, leurs objections ne rejoignent pas nécessairement le tout-venant. Ce faisant, les promoteurs des pseudosciences, qui utilisent à qui mieux mieux les médias de masse, ont le champ libre.

Manipuler les esprits par le recours au doute repose, entre autres éléments, sur le fait que peu de gens différencient les notions de cause et de probabilité (McGervey, 1986; Nickerson, 2004; Stanovich, 2009) et, d’autre part, sur le fait que les gens ignorent souvent que la démarche scientifique ne débouche pas nécessairement sur des certitudes. En fait, comme la science n’explique pas tout, elle ne nous procure qu’une connaissance partielle de la réalité. Ce constat fait conclure aux partisans du paranormal que la science est faible et vulnérable. Si la science est incertaine, alors tout est incertain et, évidemment, la vérité est ailleurs, d’où la pertinence de croire, si on a l’esprit «ouvert», aux propositions des pseudoscientifiques. Cet accès partiel à la connaissance peut dès lors être complété par les approches paranormales qui donneraient soi-disant accès à des connaissances d’un autre ordre. Tout se passe comme si, pour les pseudoscientifiques, admettre la possibilité d’une chose, c’est conclure à son existence, alors que pour les scientifiques, il s’agit plutôt d’une hypothèse à vérifier.

Non seulement les pseudosceptiques utilisent-ils les médias, mais ils exigent, sous prétexte de présenter tous les faits, que les journalistes présentent les deux côtés de la médaille. Fortement ancré dans la «doctrine de l’équité», l’appel à l’équilibre journalistique veut que les journalistes consacrent le même temps et le même espace au «pour» et au «contre» de tout sujet controversé d’intérêt public. Or, c’est oublier que l’idée d’un temps de parole partagé peut avoir un sens politique, mais pas en science, car la science n’est pas une affaire d’opinion (Larivée, 2006). Il faut voir à cet égard, l’acharnement des climatosceptiques à défendre leur point de vue. À les entendre, les nombreux experts de plusieurs pays ont tort lorsqu’ils affirment que le réchauffement climatique est dû essentiellement aux émissions de gaz à effet de serre produites par l’activité humaine et ils répètent ad nauseam les mêmes idées fausses ou incomplètes: par exemple, le réchauffement climatique a cessé depuis 15 ans, les hausses de température sont uniquement attribuables au soleil et, de toute façon les variations des climats sont cycliques...

Une variante de la « doctrine de l’équité » consiste, sous prétexte d’objectivité, à présenter les deux côtés de la médaille, ainsi que le supposent ceux qui relient l’astronomie et l’astrologie. Science et pseudosciences ne sont pas les deux côtés de la même médaille, mais bien deux médailles distinctes (Larivée, 2014).

Les gens ont certes le droit d’exprimer leurs opinions, mais il est faux de prétendre que toutes les opinions se valent. La question est plutôt : qui doit-on écouter ? La mission des journalistes scientifiques consiste alors à séparer le bon grain de l’ivraie, et ce faisant, de déconstruire les mythes et de stimuler le raisonnement chez la population pour qu’elle adhère à des connaissances éprouvées plutôt que de prêter foi aux rumeurs ou aux déclarations pseudoscientifiques. Cette profession demande un certain courage vu la vogue des propos pseudoscientifiques et celle des discours fascinants sur les phénomènes soi-disant paranormaux (Larivée et al., 2013).

Références

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  • Carroll, R.T. (2011). Unnatural acts : Critical thinking, skepticism, and science exposed! Falls Church, VA: James Randi Educational Fondation.
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  • Dunwoody, S. et Ryan, M. (1985). Scientific barriers to the popularization of science in the mass media. Journal of Communication, 35, 26-42.
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