Déjà populaire en France, le vélo à smoothie a fait son entrée dans les écoles primaires francophones et anglophone de la région de Laval.

C'est l’équipe de promotion prévention en contexte scolaire du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval qui a mis sur pied cette initiative. Le vélo à smoothie est tout simplement un vélo stationnaire auquel on a fixé un mélangeur. Le moteur électrique du mélangeur a par contre été retiré de l’appareil : il faut donc pédaler pour obtenir son frappé fruité. Au lieu de l’électricité, la source d’énergie employée ici est cinétique, car elle provient de la personne qui pédale sur le vélo stationnaire.

« Ce genre d’appareil existe déjà, mais il coûte cher. Nous avons donc utilisé un vélo régulier et nous avons demandé à l’école Polymécanique de la Commission scolaire de Laval de l’adapter à nos besoins. Nous sommes très fiers du résultat », commente Chantal Constantin, agente de développement en promotion prévention en contexte scolaire du CISSS de Laval.

Combiner activité physique et alimentation saine

Selon les données de Québec en forme, seul un jeune sur deux de niveau primaire de la région (5e et 6e année) de Laval est physiquement actif durant au moins 60 minutes par jour, soit la durée quotidienne recommandée.

De plus, 43 % des jeunes de niveau primaire de la CSDL ne mangent pas la quantité recommandée de fruits et légumes par jour, qui est de six et plus.

Le bulletin spécial Sélection-Santé Laval, publié en novembre 2015, portait sur l’état de la sécurité alimentaire à Laval et révélait également une hausse de la proportion de personnes de 12 ans et plus dont le ménage a connu ce genre de problème, passant de 5,3 % en 2007-2008 à 10,2 % en 2011-2012.

Pour l’équipe de promotion prévention en contexte scolaire du CISSS, le vélo à smoothie constitue une façon ludique et originale de proposer aux élèves un breuvage santé, en échange de quelques coups de pédalier.

« En plus d’être très amusant pour les élèves, dit Mme Constantin, le vélo à smoothie devient un prétexte pour discuter de l’importance de déjeuner afin de favoriser la réussite éducative, mais aussi pour parler de la sécurité à vélo et de l’importance de bouger ! Les jeunes sont très réceptifs ».