Quelle excitation d’être le premier à découvrir un nouveau phénomène ! La quête de découvertes stimulantes est l’objectif ultime de tout chercheur. Cependant, ce métier est relativement méconnu du grand public et reste plutôt mystérieux. Une multitude de types et de sujets d’étude variés pour tous les goûts existent et méritent d’être explorés davantage. Je vais tenter de démystifier cette énigmatique carrière et d’en faire une possibilité intéressante pour les jeunes curieux à la recherche d’un futur métier !

Le parcours inhabituel d’un scientifique

Chercheur, ce n’est pas un métier des plus connus et populaires. Cette profession est souvent découverte tardivement au cours du cheminement scolaire. La recherche n’est pas toujours le premier choix des étudiants. Pendant mon parcours universitaire, j’en ai croisé plusieurs pour qui les sciences étaient un plan B, un programme universitaire leur permettant d’améliorer leur dossier dans l’espoir d’être acceptés dans un domaine plus contingenté et populaire. Mais après une première rencontre avec la science et la recherche, plusieurs de mes collègues ont eu la piqûre et ont décidé de poursuivre dans cette voie.

Les études en science ont la réputation d’être très longues. Toutefois, leur durée varie selon les parcours. Un baccalauréat (3 ans) donne la possibilité de devenir technicien de laboratoire. On peut aussi décider de poursuivre aux cycles supérieurs – maîtrise (2 ans), puis doctorat (4 à 6 ans) – si on le souhaite, chaque niveau menant à un niveau de perfectionnement et d’indépendance supérieur dans la gestion de ses projets de recherche. Ces diplômes permettent d’accéder à une multitude de postes scientifiques comportant de plus grandes responsabilités à assumer. Pour être chercheur et gérer son propre laboratoire, il faut ensuite faire un postdoctorat (5 ans).

Les études supérieures peuvent paraître longues, mais ce ne sont pas des études classiques, pendant lesquelles il faut suivre des cours magistraux et réussir des examens. La majeure partie du temps est consacrée à du travail en laboratoire et à des expériences visant à répondre à une question de recherche préétablie avec son directeur. Heureusement, de nombreux programmes d’études assurent aux étudiants une rémunération sous forme de bourse. Meilleur est le dossier académique, plus la rémunération peut être élevée. En plus, faire de la recherche donne la chance de voyager internationalement puisque les occasions de congrès scientifiques sont nombreuses.

Les domaines de recherche

Tu es curieux et la recherche t’intéresse, mais tu n’aimes pas la biologie ou la chimie ? Aucune importance ; une foule de domaines et de professions offrent la possibilité de faire de la recherche. Par exemple, des études sont menées en nutrition, en physiothérapie, en optométrie, en pharmacie, en psychologie, etc. Même des spécialités comme l’informatique, l’ingénierie et l’éducation sont envisageables. Bref, peu importe le domaine qui t’intéresse, tu peux garder en tête que des études supérieures sont possibles.

Les types de recherche

Selon moi, il existe trois grands types de recherche scientifique dans le domaine biomédical : la recherche fondamentale, appliquée et clinique, pour lesquelles chacun peut avoir sa préférence. La première vise à comprendre le fonctionnement de différents phénomènes et faits observables. Une fois qu’une notion est assimilée, on peut alors penser à chercher une solution à un problème ou atteindre un objectif précis : c’est la recherche appliquée. Finalement, lorsqu’une réponse est trouvée, la recherche clinique vise à étudier la faisabilité et l’efficacité de cette solution. Par exemple, avant de trouver un médicament contre une maladie, il faut comprendre pourquoi elle survient. Par la suite, un traitement peut alors être envisagé, puis finalement, le tester sur des humains avant de l’appliquer régulièrement.

Dans le domaine de la santé, de nombreuses catégories de recherche existent. Certains s’intéressent au fonctionnement du corps humain et des organes, comme les biologistes et les physiologistes, alors que d’autres étudient les phénomènes moléculaires survenant à l’intérieur des cellules, comme les biochimistes et les biologistes moléculaires. Les bio-informaticiens s’affairent à générer des banques de données et des logiciels pour étudier le monde vivant. Par exemple, ils participent à l’analyse de la séquence de l’ADN ou élucident des structures moléculaires en 3D. Les épidémiologistes, quant à eux, étudient les populations à la recherche de nouveaux facteurs influençant leur santé. Les ingénieurs sont aussi très impliqués dans le monde biomédical en concevant de nouveaux appareils ou outils d’imagerie. Tous ces professionnels travaillent ensemble dans les différentes branches médicales pour augmenter nos connaissances afin d’ultimement améliorer les soins de santé.

En résumé, le monde de la recherche scientifique est très vaste et mérite de s’y attarder. Il y a en a pour tous les goûts. Si tu es à la recherche d’un métier stimulant, elle vaut la peine de s’y pencher et d’étudier la question !