Demain, le 4 mars, c’est « nuit blanche » à Montréal. Toute la nuit, une foule d’activités sont proposées aux noctambules. 

Moi, je serai à la Maison des écrivains dès 20 h pour une petite sauterie littéraire. J’écris pour des jeunes d’âge et de cœur. Les familles sont bienvenues. Par la suite, vous pourrez descendre la côte Saint-Denis et prendre un bain d’exubérance, direction la Place des spectacles. La programmation de l’événement, par la qualité des intervenants, vaut le détour, et c’est gratuit... en plus.

Si par un fâcheux concours de circonstances vous ne pouviez être présent, je vous livre quelques extraits qui seront lus et commentés lors de ma participation.

Livre du ciel

p 10 «Imaginons, dans une goutte de rosée, un microbe doué d’intelligence. Ce microbe est parvenu à se faire une idée de la fleur sur laquelle la goutte s’est déposée, du jardin dans lequel pousse cette fleur, de la ville où est situé le jardin, du pays, du continent… Il est même arrivé à se représenter la Terre entière, à en fixer la forme, à en mesurer les dimensions. Tel est à peu près le sens de la découverte de l’univers par l’homme.»

Pierre Rousseau À la conquête des étoiles Hachette 1956  

Le ciel peut-il nous tomber sur la tête?
Le premier observateur 

p 30 On pense que cette personne vivait avec sa famille quelque part en Afrique. À la nuit tombée, elle et ses semblables se réfugiaient au fond d’une grotte pour se protéger des prédateurs et des intempéries. Imagine-les ! Dans l’obscurité quasi totale, au milieu de la nuit, le premier observateur sort de sa grotte. Lentement, il passe la tête à l’extérieur. Le ciel est criblé d’étoiles. Étendu entre ciel et terre, il glisse lentement dans la rêverie. En regardant attentivement un groupe de petites lumières célestes, il les voit dessiner un grand oiseau, les ailes déployées, volant vers la rivière. Soudain, il sursaute. Une étoile se décroche du firmament et laisse derrière elle une traînée lumineuse. Là, une autre étoile... puis une autre. « Comme c’est beau ! », pense-t-il. On ne connaît pas le nom de ce premier observateur, mais ce qu’on sait, c’est qu’après lui, d’autres observateurs, toujours plus nombreux, ont regardé le firmament émerveillés, inquiets et désireux de le comprendre. De nos jours, on les appelle les « astronomes ». 

Livre du ciel et édition européenne

p 85 Les Anciens ont vu, en observant les étoiles, des représentations évocatrices et familières. Ils ont ainsi peuplé le ciel de divinités, de personnages mythiques et d’objets remarquables. Le ciel est devenu très tôt un véritable livre d’images qui a servi à raconter de fabuleuses histoires.

La tête dans la Lune

p 9 Constantin Tsiolkovski disait « la Terre est le berceau de l’humanité… on ne peut pas vivre toute notre vie dans un berceau ». Nous faisons présentement nos premiers pas hors de notre planète d’origine. Le voyage sera long et passionnant, rempli de nombreuses surprises et d’enthousiasmantes trouvailles. Imaginons ensemble ce que sera notre odyssée. Inventons le futur !   

En route vers les étoiles
p 38 Imaginer ce qui n’existe pas 

La cohésion sociale est assurée par la capacité que nous avons, nous les humains, d’imaginer des choses qui n’existent pas vraiment. Cette capacité contribue à développer la cohésion et la coopération entre des groupes et des individus. Imaginer ce que l’on ne connaît pas ou ce qui n’existe pas encore dans nos connaissances est fort révélateur sur les manières de penser et de comprendre les choses.   

Le ciel peut-il nous tomber sur la tête?
p 15 La carotte et le bâton 

La carotte représente une récompense, un plaisir. Le bâton, lui, symbolise une menace, une punition. Les premiers humains faisaient quotidiennement l’expérience de la carotte et du bâton. Ils étaient des chasseurs-cueilleurs. Ils se déplaçaient constamment à la recherche de nourriture et de lieux paisibles. Pour eux, à cette époque, la carotte représentait ce qu’ils pouvaient cueillir et manger. Ce pouvait être cueillir un fruit, prendre un bain de soleil, jouer avec les enfants… Il n’était jamais question d’urgence. On pouvait manger le fruit tout de suite ou le garder pour plus tard. S’il pleuvait, on attendait le lendemain ou plus tard pour prendre du soleil. Contrairement à la carotte, le bâton nécessite une action immédiate. Avec le bâton, la menace était partout. En tout temps, à l’improviste, un lion pouvait surgir pour tuer et dévorer. La vie et la survie étaient constamment en jeu. L’ancêtre de l’homme moderne n’avait pas le choix ; il devait déguerpir immédiatement. Pas question d’attendre plus tard. Le bâton est nettement menaçant. Le bâton produit et entretient de l’anxiété et des inquiétudes. C’est pour cela qu’une légère crainte nous habite constamment. Nous sommes toujours aux aguets, de peur qu’un malheur survienne.   

Objectif Mars

p  100, 101, 102 «– Non rien, absolument rien. Un gouffre noir qui semble sans fond, constate Luca. Regarde le caillou, là, juste devant sur le rebord. Il a une couleur étrange. Je vais le ramasser pour l’apporter à Osvaldo. Notre géologue sera heureux d’expertiser cette trouvaille. » 

Ce faisant, Luca se penche pour ramasser le caillou. Son pied glisse et il vacille au-dessus du gouffre. Ses bras fendent l’air. Il est en équilibre plus que précaire. Takaya s’approche pour l’attraper. Mais Luca est déjà en perte d’équilibre et amorce une chute. 

«Luca tombe dans la faille ! », crie Takaya en lui tendant la main pour le retenir. Luca saisit la main de Takaya, mais c’est lui qui entraîne son compagnon avec lui vers les profondeurs du canyon.  

Un petit brin de moralité.  Extrait : Que penses-tu de l’amitié? Serais-tu prêt à secourir un ami au risque de perdre la vie?   

Il y a de la vie sur les exoplanètes
p 24 La lumière qui s’étire (un filet de vulgarisation)

Une troisième méthode repose sur l’étude de la lumière. Il faut savoir que tout ce que l’Univers nous apprend passe par le langage de la lumière. La lumière nous parle. La lumière est bilingue ; elle s’exprime sous forme de particules (les photons) ou d’une onde lumineuse. Si nous considérons la lumière comme une onde, nous observons que souvent la couleur de l’étoile change. Lorsqu’elle se rapproche de nous, elle devient un peu plus bleue, et lorsqu’elle s’éloigne, son éclat tire légèrement sur le rouge. (La longueur d’onde se ratatine si l’étoile se rapproche de nous, alors qu’elle s’étire lorsque l’étoile s’éloigne.) Ce va-et-vient témoigne de l’influence d’un ou de plusieurs objets qui gravitent autour et qui font que l’étoile se dandine dans le ciel.   

Astronomie facile et amusante
p 20 Mangeons le système solaire 

On va représenter chaque planète par un fruit. À tout seigneur tout honneur. Commençons par notre planète adorée, la Terre. Pour elle, on choisit un succulent raisin bleu. On le choisit bien rond et on met de côté ses compagnons de grappe. Pour Vénus, qui est presque de la même taille que la Terre, notre raisin sera de taille similaire. Il sera vert-jaune. Mettons encore à l’écart les autres raisins. On y reviendra plus tard. Mercure, qui est toute petite, sera représentée par une mûre et Mars, par une framboise. Il te faudra être bien fort pour déplacer Jupiter. C’est une planète géante. On utilisera un gros melon. Saturne prendra, elle aussi, l’aspect d’un melon, cette fois plus petit. Pour Uranus, tu choisiras un joli cantaloup et pour Neptune, un pamplemousse. Voilà, tu as un magnifique système solaire constitué de fruits savoureux.