Le prix Nobel de physique, c’est mon préféré ! Est-ce que j’ai le droit de dire ça ? Oui, pourquoi pas ! Le prix Nobel de physique c’est mon préféré.

L’évolution nous a donné un système sensoriel à l’échelle humaine. En effet on ne perçoit qu’une petite fraction du monde qui nous entoure. Par exemple notre œil ne perçoit qu’une petite fraction du spectre électromagnétique, ce qu’on appelle le spectre visible, qui est principalement centré autour de la couleur verte. C’est un héritage du temps où nos ancêtres se promenaient dans la jungle et les forêts d’Afrique. Nos oreilles quant à elles n’entendent que quelques vibrations sonores centrées autour de la voix humaine, ou du bruit d’un prédateur qui s’approche.

Mais l’univers qui nous entoure n’est pas limité à l’échelle humaine. De l’extrêmement petit à l’extrêmement grand, les scientifiques ont de tout temps dû se doter d’outils, d’instruments de mesure pour percevoir un monde qui dépasse les limitations de nos cinq sens.

C’est le cas pour les trois lauréats du prix Nobel de physique cette année, Kip Thorne, Rainer Weiss et Barry Barish, qui sont parvenus à mesurer pour la première fois une onde gravitationnelle.

Dans cette vidéo je vous présente le travail de ces hommes qui ont consacré leur vie à mesurer une infime vibration de l’espace-temps causée par la collision de deux trous noirs il y a 1.3 milliards d’année. C’est étourdissant de tenter d’imaginer des phénomènes aussi loin de notre perception, mais cette mesure est un testament de l’ingéniosité humaine qui nous permet de lever le voile sur certains des grands secrets de l’univers et de repousser la vision humaine loin au-delà des limites imposées par nos yeux, 1.3 milliards d’années-lumière plus loin, pour être précis.