SpaceX me donne des frissons mais ce n’est pas à cause d'Elon Musk, ni de sa Tesla, ni de sa fusée : ce sont les employés de l'entreprise.

Dans l’histoire de l’exploration spatiale il y a eu des individus exceptionnels et géniaux. D’abord Konstantin Tsiolkosvki le penseur et le précurseur qui, il y a 100 ans de cela, a tout imaginé*. Puis Sergueï Pavlovich Korolev, qui a concrétisé les rêves de Tsiolkosvki : sous sa gouverne, un satellite artificiel a gagné l’orbite terrestre pour la première fois. Puis, ce fut :

  • le premier animal ;
  • le premier lancement vers la Lune ;
  • le premier survol de la face cachée de la Lune ;
  • les premières sondes vers Mars et Vénus ;
  • le premier homme dans l’espace ;
  • la première femme.

Korolev était génial, il a eu l'idée d’assembler plusieurs moteurs-fusées en grappe et cette extraordinaire et ingénieuse solution est toujours utilisée de nos jours (même sur le « gros pétard » de Musk).

Korolev qualifiait de « jardins d’enfants » (diedki sad) les ateliers où l’on travaillait à matérialiser ses plans et c’est en y pensant que je « frissonne » : j’imagine l’ambiance où tout devait être à faire, à concevoir et à construire, car on ne pouvait rien copier. Chaque jour, les ingénieurs et techniciens se rendaient aux ateliers, où dans une ambiance euphorique, ils réalisaient ce qui n’avait jamais existé. Puis c’était l’épreuve finale : la fusée s’élevait ou le satellite faisait son tour de la Terre. Puis on entendait le bip bip : c'était réussi. Que de joie ! Et vite on reprenait le travail pour la suite.

J’envie les équipes d’Elon Musk qui doivent certainement baigner dans une belle atmosphère de travail… Comme il serait agréable que dans nos vies, nous aussi puissions nous associer pour faire de grandes choses : c’est la grâce que je nous souhaite.

 

* Ne pas oublier le Français Robert Esnault-Pelterie, l’Américain Robert Goddard, l’Autrichien Hermann Oberth et le Nazi Wernher von Braun.