Tourbière, marais, prairie humide, étang, marécage… Les milieux humides, et la biodiversité qu’ils abritent, subissent constamment de grandes pressions anthropiques. L’Organisme des bassins versants du Nord-Est du Bas-Saint-Laurent (OBVNEBSL) nous donne rendez-vous à Rimouski pour le 24 heures de Science, afin de nous en apprendre plus sur les richesses de ces milieux et leur conservation.

Les milieux humides, définis comme des sites saturés d’eau ou inondés pendant une période suffisamment longue pour influencer l’écosystème, représentent un maillon essentiel dans les milieux naturels du Québec.

Un maillon essentiel

Filtres naturels aux nombreux avantages, les milieux humides sont en effet essentiels dans la régulation des débits, la prévention des inondations et de l’érosion, l’approvisionnement en eau, l’atténuation des sécheresses et la fixation du carbone atmosphérique. En plus de jouer un rôle fondamental dans l’équilibre des milieux naturels et urbanisés, ces écosystèmes sont des habitats essentiels à la biodiversité faunique et floristique. Macroinvertébrés, poissons, amphibiens, oiseaux et mammifères peuplent les milieux humides. Pour grand nombre de ces animaux, ces écosystèmes sont les environnements où ils évoluent tout au long de leur vie. Pour d’autres, ces milieux sont essentiels à certaines étapes de leur cycle de vie, telle la reproduction et l’alimentation.

Habitats en danger

Ces écosystèmes complexes, ni complètement aquatiques ni complètement terrestres, évoluent sans cesse au gré des interactions avec leur milieu environnant. Toute intervention humaine, comme le drainage, le creusage, le remblayage et les coupes abusives, l’introduction de plantes envahissantes (telle la châtaigne d’eau), exerce une pression sur les milieux humides. La déstructuration du couvert végétal et du sol entraîne une modification des fonctions écologiques de ces milieux, engendrant à leur tour une disparition partielle des fonctions rendues par les écosystèmes, jusqu’à parfois des pertes totales et irréversibles. L’OBVNEBSL vous expliquera chaque petit geste qui permet de protéger ces milieux.

Conservation volontaire des milieux humides

En 2017, l’OBVNEBSL a créé des ententes de conservation de milieux humides en terres privées. Plus de 70 hectares de milieux humides ont alors été visités et inventoriés, et sont maintenant protégés par les propriétaires eux-mêmes. Réalisé en partenariat avec la Fondation de la faune du Québec (FFQ) et Habitat faunique Canada (HFC), ce projet de conservation permet de sensibiliser les habitants à l’importance de leurs milieux humides et les faire adhérer à une entente de conservation pour la protection des milieux naturels.

Protéger les espaces fragiles et leur biodiversité nous est essentiel, notamment pour notre santé, notre vulnérabilité face aux catastrophes naturelles, notre accès à des matières premières et à une eau de bonne qualité. Alors vous aussi, identifiez les milieux humides près de chez vous et joignez-vous à leur conservation !

 

Par Fanny Rohrbacher