Les développements récents dans le domaine de l’intelligence artificielle dont il était question dans le billet de la semaine dernière sont rendus possibles par l’apprentissage dont sont capables ces machines à partir de mégadonnées (« big data », en anglais). En fait, c’est devenu un défi pour bien des disciplines scientifiques de simplement tenter de traiter les données disponibles.

C’est un peu la même chose pour le pauvre petit vulgarisateur scientifique que je suis qui essaie de suivre un peu ce qui se passe en sciences cognitives, un champ d’études qui comprend au moins 6-7 disciplines ( pourquoi faire compliqué quand on peut faire très compliqué ? ) De sorte que je suis devenu ridicule avec mon document « Liens pour futurs billets », car j’en ajoute au moins un par jour dans ce document, mais je ne peux écrire qu’un billet par semaine. Résultat : J’ai des centaines de bonnes études à vous présenter dont je ne vous parlerai jamais parce qu’il y en a des dizaines d’autres plus récentes qui les poussent constamment vers le bas !

J’aurais peut-être dû adopter la tactique qu’emploie Deric Bownds depuis des années, qui publie un billet par jour, mais qui n’y écrit que quelques lignes d’introduction pour ensuite copier simplement le résumé de l’étude. Mais lui il publie en anglais, donc il peut coller les « abstracts » tels quels, ce qui ne serait pas très "cool" pour mon lectorat francophone.

Tout ça pour dire que je vous file aujourd’hui trois trucs récents « pour le prix d’un », en ne les commentant que brièvement pour diminuer un peu ma liste d’attente.

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Is Neuroimaging Just Modern Phrenology?, se demande Jens Foell dans la plus récente publication du blogue collectif Knowing Neurons. Autrement dit, est-ce que les beaux spots de couleur que l’on peut voir sur les scans de cerveaux seraient l’équivalent moderne des bosses sur le crâne sensées refléter l’importance d’une capacité cognitive sous-jacente comme on l’a cru au XIXe siècle pendant un certain temps ?

La réponse de Foell est non, mais il ajoute : “But, just like neuroscience can tell us about our brain, the history of phrenology can tell us about ourselves, and how to guard against false assumptions.”

C’est pour cela que ça vaut la peine de lire son article ou ce cours que j’avais donné l’automne dernier, en partie inspiré du livre «After phrenology», de Michael Anderson.

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What Makes Us Human? maintenant. Cette seconde question introduit de façon plus concrète une étude qui vient d’être publiée dans la revue Science sous le titre : « Molecular and cellular reorganization of neural circuits in the human lineage. » Il serait bien prétentieux de vouloir cerner un seul et unique facteur associé à la spécificité de notre espèce comparée aux autres primates. Mais l’équipe d’André Sousa braque le projecteur sur certains interneurones produisant de la dopamine comme neurotransmetteurs beaucoup plus nombreux chez l’humain dans la région sous-corticale du striatum. L’avantage de faire court ici, c’est que je ne m’aventurerai pas à faire quelques spéculations sur l’origine évolutive sur cette observation…

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Et finalement non pas une question, mais une affirmation : « Exercise boosts brain power. » En fait, c’est la « Brain Rule #1 » des fameuses 12 règles de John Medina pour faire du bien à son cerveau. Je ne sais pas pourquoi il a envoyé un courriel sur sa liste d’envoi ce matin pour raviver ces conseils publiés il y a cinq ans, mais il a eu raison puisque je vous en parle aujourd'hui !

Car s’il y a une chose qui est certaine parmi tous les « conseils santé » pour le cerveau (et le corps aussi, évidemment… de toute façon, c’est la même chose), c’est que bouger est essentiel pour maintenir son cerveau alerte et en santé, comme j’en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blogue.

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Je terminerai en vous mentionnant que j’ai enfin trouvé le temps de faire la mise à jour biannuelle de mon « thermomètre de don ». Merci pour vos généreux dons faits sur le site qui me permettent de continuer d’alimenter ce blogue, et par le fait même de m’alimenter moi-même, au sens figuré comme au sens propre !