Dans les années 1950, Alan Turing élaborait son test pour déterminer si nous sommes en présence d’une intelligence artificielle. Soixante-dix ans plus tard, le premier ministre Philippe Couillard lui donnera raison.

« Il y a énormément de questions dont il faut discuter maintenant, et non dans 10 ou 15 ans quand ces technologies seront parmi nous », disait le premier ministre lors de la conférence de Paris. Ce dernier proposait alors de créer un observatoire international des intelligences artificielles au Québec.

L’ironie de cette citation est que les intelligences artificielles sont probablement déjà parmi nous à l’heure actuelle. Elles choisissent vos employés et pourraient avoir déjà communiqué avec vous sur les réseaux sociaux.

Comment reconnaître une intelligence artificielle ? Selon Turing, le fait d’être incapable de savoir que nous communiquons avec l’une d’entre elles serait l’indicateur d’une intelligence artificielle fonctionnelle. En d’autres mots, si vous terminez une conversation croyant que vous avez parlé à un être humain, alors qu’il s’agissait d’un ordinateur, vous avez communiqué avec une véritable IA.

Ce phénomène rappelle l’expérience de Microsoft sur Twitter en 2016 quand une IA capable d’apprendre en conversant avec d’autres internautes est devenue soudainement raciste, défendait le candidat républicain Donald Trump et citait Adolf Hitler. Sommes-nous en présence d’intelligence artificielle ? Si nous nous fions à Turing, le simple fait de se poser la question nous donne la réponse.