Le scandale du Climategate n'en est pas un
Les chercheurs du Centre de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (CRU), accusés d'avoir manipulés les données pour étayer la thèse du réchauffement climatique, ont été blanchi dans un rapport. Aucun doute ne plane sur "la rigueur et l'honnêteté" des chercheurs accusés de manipulation. Cette enquête portait sur le "climategate". Dans cette affaire, des chercheurs du CRU avaient été accusés de manipuler les données sur les températures dans le monde pour étayer la thèse du réchauffement climatique.
2 commentaires
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par Pascal Lapointe
il y a 1 année
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@Jean-Pierre: vous vous offusquez que: « Lord Oxburgh m’a indiqué que l’Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l’intégrité de la recherche pour s’assurer que les scientifiques n’avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini Or, il n'y a pas de quoi contester, parce que c’était exactement ce que réclamaient ceux qui jugeaient qu'il y avait matière à une enquête, l'hiver dernier : non pas une enquête sur la « qualité » de la climatologie, mais sur l’intégrité des chercheurs. A présent que les enquêteurs n’ont rien trouvé pour incriminer les chercheurs, vous voulez revoir le mandat? Par ailleurs, il y a aussi eu une enquête de la Chambre des communes de Londres, et de l’Université d’État de Pennsylvanie, en plus de celle de la Société royale que vous considérez biaisée. Voir à: http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2010/04/28/climategate-lecons |
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Opération blanchiment à l’Université d’East Anglia
La BBC a sorti un reportage fort instructif sur la façon dont une opération de blanchiment a été réalisée par l’enquête interne de l’Université d’East Anglia (source : site ClimateAudit). Il s’agit d’un reportage audio par Roger Harrabin, analyste en environnement à la BBC, qui apporte une lumière supplémentaire dans l’affaire de l’enquête d’Oxburgh en lien au ClimateGate.
Il est à noter que ce reportage contraste avec la couverture habituelle de la BBC sur le sujet.
Voici une retranscription d’un segment, avec traduction libre d’abord:
« Lord Oxburgh m’a indiqué que l’Université lui a demandé de ne pas évaluer la qualité de la science controversée, mais de valider l’intégrité de la recherche pour s’assurer que les scientifiques n’avaient pas déformé celle-ci pour se plier à un ordre du jour prédéfini, une charge pour laquelle ils ont rapidement été exonérés par le rapport Oxburgh. Même si le changement de mission d’évaluer la science vers évaluer l’intégrité de la science semble subtile, il s’agissait d’une différence appréciable pour Phil Willis lorsqu’il a vu le rapport:
- Franchement, je ne pouvais le croire. Ils nous ont dirigés pour ne pas allez plus loin que le dernier rapport, et probablement comme ce sera le cas pour l’enquête de Muir Russell. Honnêtement je pense qu’il y a eu un tour de passe-passe au sens que le mandat n’était pas celui que l’on nous a laissé croire.
… Il y a aussi une protestation à propos de la liste de travaux sélectionnés pour l’enquête. Dans son rapport, Lord Oxburgh affirme que la liste a été sélectionnée selon la recommandation de la Société Royale [NDT: de Londres]. Dans les faits, la liste a été composée par l’Université d’East Anglia [NDT: là ou est situé le CRU, soit le centre responsable des corrections de données, d'où proviennent les courriels du ClimateGate], puis approuvée via deux courriels en 20 minutes, par deux membres seniors. Aucun d’eux n’était expert dans la science de l’Université. De plus, l’Université a indiqué à la Société Royale que ces travaux étaient les plus controversés. Les climato-sceptiques disent que cette liste n’incluait pas les travaux qu’ils considèrent controversés ».
“Lord Oxburgh told me the University have asked him not to assess the quality of the controversial science, but to check the integrity of the research to make sure the scientists haven’t twisted it to conform to a preset agenda, a charge on which they were swiftly exonerated by the Oxburgh review. Now it may have been a subtle difference to shift the remit from assessing the science to assessing the integrity of the science, but it was a substancial one in the view of Phil Willis when he saw the Oxburgh report :
- Quite frankly, I couldn’t believe it. They took us no further down the line at all from what last commitee report it, or indeed what the Muir Russel Inquiry will do. And I frankly think there has been a sleight of hand in the actual terms of reference where not what we were let to believe.
…There is also a complain about the list of papers selected for his review. In his report, Lord Oxburgh said the list was selected on the advice of the Royal Society. In fact, the list was drawn up by the UEA itself, then approved in just two emails within 20 minutes by two senior society fellows. Neither of them was expert in UEA science. What more, UEA told the Society that papers have been the most controversial. The climat skeptics say the list did not include any of the work they consider controversial”.