Autre action

Revue de presse

Le réchauffement océanique

Magali Bourrel, le 10 août 2011, 18h18

Le changement climatique se traduit par un réchauffement de l'atmosphère mais aussi par une augmentation de la température moyenne des océans. De ce fait, les calottes polaires fondent de plus en plus vite. L'eau ayant une plus grande capacité thermique que l'air, les effets du réchauffement océanique sont plus importants que ceux du réchauffement atmosphérique. La partie immergée des calottes polaires et des glaciers fondra donc plus rapidement que la partie émergée. Cette fonte entraînera une érosion de la base des formations de glace, menaçant la stabilité de l'ensemble et pouvant aller jusqu'à faire basculer des pans entiers de glace dans l'océan, créant des icebergs et accélérant encore la fonte des glaces. Sans parler de la hausse du niveau des mers...

Jacques Descloitres, MODIS Land Rapid Response Team at NASA GSFC / wikimedia commons
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Jacques Descloitres, MODIS Land Rapid Response Team at NASA GSFC / wikimedia commons
Source de la nouvelle : bulletins électroniques

22 commentaires

Portrait de jipebe29

@Jeremy Bouchez
Donc, vous considérez que Rajendra Pachauri, Pdt du GIEC, ingénieur en chemins de fer et diplômé en économie, a le profil idéal pour assumer sa fonction, alors que je serais incapable de comprendre des publications sur la climatologie, même en ayant beaucoup travaillé le sujet, avec de nombreux échanges avec des scientifiques, sous prétexte que je ne serais qu'un ingénieur et ancien directeur d'usine manufacturière, fonctions qui auraient donc, selon vous, bridé mes capacités neuronales? C'est un peu court, jeune homme. Il vous faudra trouver mieux!...

Mon intime conviction est que ma prose heurte de plein fouet vos convictions, qui ne sont (sans doute???) basées que sur votre foi inébranlable dans le paradigme du RCA, et que vous cherchez donc, maladroitement, à dévaloriser mes compétences.. Technique classique, hélas, chez les carbocentristes de tout poil...., mais qui ne fonctionne pas, car elle génère le plus souvent l'effet inverse.

Au plaisir de ne plus vous lire....et réciproquement

Kenavo

Portrait de jipebe29

@Jeremy Bouchez
Cher ami, votre parallèle avec le cancer, ne vous en déplaise, n'est pas applicable au climat. Les techniques modernes permettent de diagnostiquer un cancer du sang sans risque d'erreur, tandis que le Réchauffement Climatique Anthropique n'est absolument pas avéré (d'autant qu'il n'est plus d'actualité depuis 12 ans, comme le montrent les mesures satellitaires UAH et RSS, qui, elles s'occupent du Réel). Le RCA repose sur des bases trop incertaines dans l'état actuel de nos connaissances des subtils mécanismes climatiques, et le supposé rôle pivot du CO2 est une simple hypothèse, jamais validée. Il est fort dommage dans cette affaire, que le politique se soit mêlé de science et ait demandé des quasi-certitudes qui lui ont été fournies par le GIEC, ce qui n'aurait jamais dû être fait.
Certes, je n'ai pas eu une carrière de scientifique, mais d'ingénieur et de cadre supérieur dans les services et l'industrie manufacturière. Je pense que mes neurones sont assez performants pour que je puisse me documenter sur l'état de l'art climatique (AR4, publications, expérimentations) ce que j'ai fait pendant plusieurs centaines d'heures, et j'en ai tiré la conclusion que ce dogme du RCA est complètement absurde. Le climat (si j'ose dire...) sur ce sujet ... brûlant... est devenu délétère et la moindre publication GIECquement incorrecte, la moindre critique, même proposées par des climatologues éminents, sont violemment attaquées, voire tournées, comme leurs auteurs, en dérision. Je m'indigne donc, à mon modeste niveau, contre tout ce bazar, qui mène à une propagande quasi-stalinienne, à des taxes, des règlements contraignants, et des dépenses publiques aussi pharaoniques qu'inutiles, En science, le consensus, s'il existe (ce qui n'est pas le cas pour la climatologie) ne veut rien dire. Souvenez-vous de l'éther, théorie de la fin du 19ème, qui faisait l'unanimité, avant qu'un obscur ingénieur de l'Office des Brevets de Berne ne chamboule tout.

Un dénigrement classique comme le vôtre ne me fait ni chaud ni froid: je suis mithridatisé...

Je vous recommande de faire preuve d'ouverture d'esprit, de sens critique, et de ne pas gober béatement tout ce que les politiques, les médias et les écolos radicaux racontent sur de futurs cataclysmes climatiques toujours plus terrifiants, prévus par les nouveaux Oracles que sont hélas devenus les modèles numériques.

Cordialement

Portrait de jbouchez

J'avais tapé un long texte vous expliquant points pas points pourquoi vous avez tort et puis je me suis dis que j'allais perdre mon énergie avec des gens de votre espèce. Je vais donc concentrer mon énergie à discuter avec des gens humbles...
J'ajouterai quand même que vous êtes "juste" un ingénieur et pas un chercheur avec un Ph.D, un postdoctorat, des années de recherches agrémentées de conférences, de coopération internationale et d'enseignement universitaire, vous n'êtes pas bien placé pour critiquer des articles scientifiques qui vous dépassent. Entre faire des recherches pendant une centaine d'heures sur un sujet et devenir expert dans un domaine au niveau mondial, il y a un monde.
Je ne répondrai ni ne lirai même plus vos réponses tant elles sont insipides. Je préfère avancer, personnellement.

Portrait de Yves Pelletier

@Jeremy Bouchez
Vous dites: «J'avais tapé un long texte vous expliquant points pas points pourquoi vous avez tort et puis je me suis dis que j'allais perdre mon énergie avec des gens de votre espèce. Je vais donc concentrer mon énergie à discuter avec des gens humbles...»

Je serais bien heureux de le lire ce texte, et je suis certain qu'il profiterait à tous, car voyez-vous jusqu'ici la démonstration scientifique du réchauffement climatique anthropique (RCA) est plutôt boiteuse... et chaque fois qu'un sceptique du RCA catastrophique demande des preuves scientifiques, il a droit du genre : «les preuves sont là, je ne vais quand même pas faire le travail pour vous, lisez-vous même...». Exactement ce que vous laissez entendre. Il me fera même plaisir de publier votre texte sur mon blogue si vous m'y autorisez.

Cet argument classique m'indique que les carbocentristes sont tout simplement convaincus que la science du climat est solide (véritable acte de foi), mais qu'en fait ils n'ont aucune idée des incertitudes, des facteurs naturels également en jeu, de ce qui est empirique et de ce qui est modélisé. Ils acceptent tout bonnement ce qui est véhiculé, parce qu'on nous dit que cela provient d'experts et que tout le monde le dit (et nous avons alors un effet d'entrainement). Qui est chargé d'auditer le GIEC, de valider sa démarche et ses conclusions? Personne. C'est l'autorité, un point c'est tout.

Comme le GIEC a failli à la tâche d'expliquer clairement en quoi ses prédictions étaient scientifiquement supportables, alors je vous en prie, allez-y. Faites ce que le GIEC et les autres porte-drapeau du RCA sont incapables de faire, comme ça ils n'auront plus besoin de recourir à des attaques personnelles pour faire taire ceux et celles qui posent des questions embarrassantes, et ils auront (si la démonstration est convaincante), l'appui des dissidents au dogme du RCA, qui ne demande que ça - c'est-à-dire un débat scientifique.

Il y a plusieurs années, quand je me suis intéressé au sujet, j'ai tenté cet exercice, pour me rendre compte qu'en fait la science du climat est bien trop immature pour tirer quelque conclusion que ce soit. J'ai peu à peu passé du camp carbocentriste au camp des sceptiques du RCA. Aujourd'hui, j'entretiens un blogue (rechauffementclimatique.org) pour faire la part des chose, c'est-à-dire communiquer la version des faits que les médias (dont l'ASP) choisissent d'ignorer.

S.V.P., cessez d'utiliser l'argument ridicule du titre pour rejeter la pertinence des propos de votre interlocuteur. Ce sont les arguments scientifiques qui intéressent, pas les diplômes. D'ailleurs, il existe bon nombre d'experts qui ont les titres nécessaires sans pour autant adhérer au dogme.

Portrait de asp

Qui est chargé d'auditer le GIEC, de valider sa démarche et ses conclusions?

Vous confondez communication scientifique et recherche scientifique. Le GIEC ne fait pas de recherche, il fait la synthèse de ce qui est connu, de ce qui a été "audité", comme vous dites.

Portrait de Patrick Paquette

@ Jérémy Bouchez: Les experts et autoproclamés sont légion sur internet. Malheureusement, bien qu’internet regorge d’information de qualité, elle ne fait du lecteur en expert ou un homme de science. C’est bien là le côté obscur des blogues, car bien que tous aient le droit de s’exprimer librement, il est primordial pour les citoyens de distinguer les VRAIS professionnels d’un domaine scientifique, des acteurs improvisés. J’y fais moi-même face fréquemment en microbiologie de la santé publique. Le combat est ardu mais nécessaire!

Portrait de asp

Les techniques modernes permettent de diagnostiquer un cancer du sang sans risque d'erreur,

Faux. Il y a toujours une marge d'erreur en science. C'est exactement le sens de l'intervention de M Bouchez.

Portrait de jipebe29

@Lucas et sciencepresse
"Le changement climatique se traduit par un réchauffement de l'atmosphère mais aussi par une augmentation de la température moyenne des océans. De ce fait, les calottes polaires fondent de plus en plus vite. L'eau ayant une plus grande capacité thermique que l'air, les effets du réchauffement océanique sont plus importants que ceux du réchauffement atmosphérique. La partie immergée des calottes polaires et des glaciers fondra donc plus rapidement que la partie émergée. Cette fonte entraînera une érosion de la base des formations de glace, menaçant la stabilité de l'ensemble et pouvant aller jusqu'à faire basculer des pans entiers de glace dans l'océan, créant des icebergs et accélérant encore la fonte des glaces. Sans parler de la hausse du niveau des mers..."
En fait, l'argumentaire de l'article est basé sur la première phrase, qui laisse croire que la troposphère et les océans se réchauffent, ce qui est faux depuis 1999 pour la troposphère et depuis 2003 pour les océans. Sur ces prémisses fausses, vous en déduisez des conséquences logiques, mais, comme les prémisses sont fausses, les conclusions le sont aussi. Si vous disiez ""Si le changement climatique se traduisait par un réchauffement de l'atmosphère mais aussi par une augmentation de la température moyenne des océans" alors vous pourriez décliner légitimement les conséquences de votre hypothèse, mais ce ne seraient toujours que des suppositions.

Par ailleurs, la fonte des glaces du pôle Nord ne peut en aucun cas faire monter les niveaux océaniques (physique élémentaire, mon cher Watson). Le Groenland perd de la glace dans diverses zones périphériques, mais, si l'enneigement est suffisant, le bilan masse est positif et donc aucune montée océanique. Quant à l'Antarctique, dont la température est inférieure à -40°C, aucune possibilité de fonte (la mer de glace australe a gagné plusieurs millions de km2). La seule réserve que l'on peut formuler concerne la péninsule nord-ouest, qui perd de la glace, mais la cause n'en est pas le RCA mais des conditions locales encore mal connues (peut-être une activité volcanique sous-marine).

Quant aux glaciers, pour répondre à Lucas, les situations sont contrastées en fonction des lieux. Une étude des climatologues indiens montre que la situation de l'Himalaya est normale : certains glaciers fondent, d'autres non. De plus, la fonte des glaciers dépend de nombreux facteurs : l'enneigement, la sublimation, l'ennuagement, ....(et ce ne sont pas +0,7°C depuis 1850 qui peuvent avoir une action significative sur tous les glaciers du monde).

De toute manière, il n'y a pas de climat global. La tyrannie des moyennes masque toutes les diversités régionales: des régions se réchauffent, d'autres non. Par exemple, nul n'a parlé des deux hivers terribles en Sibérie, en 2000-2001 si mes souvenirs sont exacts; qui ont causé la mort de plus de la moitié des cheptels....Si le CO2 anthropique avait un effet mesurable, le réchauffement serait observé uniformément sur toutes les régions, ce qui n'est pas le cas.

Conclusion : pas de panique, les gars (et les filles)!....Wait and see.

Addendum (pour le plaisir).
On peut tout imaginer si l’on considère que les modèles numériques intègrent tous les processus climatiques. Mais ne sait pas modéliser les divers types de nuages en 3D, ni les turbulences non linéaires associées, ni la vapeur d’eau et le cycle de l'eau, ni les grands courants océaniques, ni les échanges dynamiques d’air et d’énergie, ni les divers types d’aérosols (certains ont une action refroidissante, d’autres une action réchauffante), ni la pluviométrie, ni le relief, ni la cryosphère, ….
Alors, toutes les perspectives climatiques que l’on nous assène régulièrement, catastrophiques bien sûr, ont une crédibilité nulle, et elles ne m’empêchent pas de dormir paisiblement...

Kenavo (au revoir en breton)

Portrait de Patrick Paquette

@Jean-Pierre Bardinet: Je trouve intéressant les faits que vous avancez et ils piquent ma curiosité. J'ai recherché sur Google d'autres de vos interventions, mais elles semblent se faire uniquement sur des blogues. C’est à tout le moins ce que j’ai trouvé. Êtes-vous un climatologue associé à une université? Est-ce qu'il serait possible d'avoir plus de détail sur votre biographie scientifique? Merci bien!

Portrait de lucas

Si on se fit à cet article : http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2011/08/11/quand-pollution-ralentit-rechauffement

La pollution viendrait freiner les rayons du soleil ce qui réduit le rechauffement. De plus le soleil est a son plus faible... Donc comme vous le dite, attendons encore, mais rien ne sert de se justifier, ce serait absurde et naïf de penser que notre pollution ne laissera aucun impact (que ce soit température, catastrophe ou autres...)

Portrait de jipebe29

Il est vrai que les modèles travaillent sur de grandes échelles de temps. Toutefois, les projections ne sont pas discontinues, car elles sont basées sur divers scénarios d'évolution du taux de CO2 troposphérique. Donc, une projection à l'horizon 50 ou 100 ans devrait montrer une augmentation continue de T, ce qui n'est pas le cas depuis 12 ans alors que les mesures au Mona Loa montrent une augmentation continue du taux de CO2.. Attendons 2020 pour nous faire une idée plus précise des tendances. Comme le dit fort justement Jean Jouzel, si en 2020 T est restée stable ou a diminué, cela prouvera que le GIEC s'est trompé et que le CO2 n'a qu'une action nulle ou tout au plus marginale sur T. Je vous rappelle, comme vous le savez fort bien, que le rôle pivot du CO2 sur T n'est qu'une hypothèse du GIEC (tout comme les rétroactions positives) qui n'a jamais été validée (même si l'on connaît parfaitement le comportement des gaz émissifs (H20, C02, CH4, …)).

Je vous recommande la lecture de ce document de l'Académie des Sciences, rédigée par le climatologue-géographe Marcel Leroux :
http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf

Portrait de asp

Il est heureux de voir que vous êtes passé de "ce texte est un mensonge" à "attendons 2020". La 2e attitude, vous en conviendrez, est tout de même un peu plus scientifique. :-)

Quant à la phrase "le rôle du CO2 n'est qu'une hypothèse du GIEC", elle peut être tellement lourde de sous-entendus qu'il serait plus juste de dire "le rôle du CO2 n'est qu'une hypothèse avancée par 98% des scientifiques qui ont étudié le réchauffement climatique". Encore une fois, cette source pour la vulgarisation:
http://www.skepticalscience.com/settled-science.htm
ou
http://www.skepticalscience.com/co2-temperature-correlation.htm
et aussi
http://www.newscientist.com/article/dn11659-climate-myths-ice-cores-show...

Portrait de jipebe29

Je maintiens que les données que vous présentez au début de l'article sont fausses, car elles ne correspondent pas aux données d'observation depuis 12 ans pour T et 9 ans pour Tocéanique. Quant aux 98% de scientifiques qui ont étudié le réchauffement climatique, je me demande bien où sont passés les nombreux scientifiques ayant apporté leurs contributions à la climatologie, contributions qui ne sont pas "GIECquement correctes". Puisque vous parlez de science et d'esprit scientifique, vous devriez savoir que, en ce domaine, le consensus, même s'il est avéré, ne veut rien dire. Souvenez-vous, par exemple, de l'éther à la fin du 19ème siècle....

Evidemment, si votre seule source est le site réchauffiste radical skepticalscience , bien connu pour son acharnement à réfuter toute publication ou toute donnée d'observation dérangeante, je comprends mieux vos positions "GIECquement correctes"....Je souhaite en conséquence que vous fassiez preuve d'objectivité en publiant, par exemple, un article sur la théorie de Svensmark relative au rôle des rayons cosmiques sur la formation des nuages bas et les tests en cours au CERN (projet CLOUD).

Portrait de lucas

Il n'y a rien de faux dans cet article. Il ne fait que dire un fait : les glaciers fondent et ce plus rapidement dans l'eau que dans l'air. Je vous conseil de faire des recherches de photos de glacier (avant/après) ou bien simplement d'aller parler au monde qui habite là-bas, comment ils ne peuvent plus voyager en motoneige partout comme avant. Il y a dispute de nouveaux territoires où il y avait des glaciers avant et plus maintenent. Parfois les statistiques ne sont pas assez, il faut voir.

Portrait de asp

Quelles données? Il n'y a pas de chiffre dans le texte ci-haut, qui est une recension. Si vous voulez critiquer l'article original, ayez au moins la décence d'écrire aux auteurs de l'article original.

Quant aux scientifiques qui auraient apporté des contributions qui ne sont pas "GIECquement correctes" et qui auraient été soi-disant censurés, c'est un mythe entretenu par des sites qui démontrent leur ignorance de la façon dont la science se construit. Par conséquent, plutôt que de critiquer le site skepticalscience, essayez plutôt de critiquer ses arguments, ce sera beaucoup plus profitable. La question de ce que veut dire le mot "consensus" y est d'ailleurs abordée.

Portrait de jipebe29

Je n'ai pas dit que les scientifiques Giecquement incorrects étaient censurés (encore que l'on pourrait en discuter, car il y a quelques exemples).

Mais pourquoi ne parle-t-on jamais de leurs publications? Est ce que, selon vous, 100% des publications Giecquement correctes serait bonnes à 100% et 100% des publications GIECquement incorrectes serait nulles à 100%? Si tel était le cas, les lois de distribution statistique seraient violées, et le grand Gauss devrait se retourner dans sa tombe...

J'ose donc espérer que, puisque vous vous piquez de science, que votre position soit plus mesurée et plus équilibrée....

Pour conclure nos échanges avec un zeste d'humour, voici un petit pamphlet écrit à l'occasion de la Grand'messe de Copenhague. J'espère que vous en goûterez tout le sel...

"Notre belle planète est victime d'une épidémie bien plus grave que la grippe A : le virus Copenhagus.
Ce virus s'attaque aux esprits des humains et leur fait perdre tout bon sens.

Il leur ôte tout esprit critique et les persuade que le prétendu Réchauffement Climatique est à 100% d'origine anthropogénique. Il les amène à clouer au pilori toute personne qui oserait émettre le moindre doute sur le RCA, sans toutefois aller jusqu'à la brûler en place publique (pour le moment...).

Ce virus a des effets modulés en fonction des catégories d'individus. Il est particulièrement nocif pour les hommes politiques de tout pays, et tout particulièrement au pays du siècle des Lumières, notre doux pays de France. Nous avons pu y constater plusieurs mutations particulièrement graves : le Copenhagus Sarkozus, le Copenhagus Borloosus, le Copenhagus ecologicus (avec ses variantes Copenhagus Cohnus Benditus, Copenhagus Hulotus et Copenhagus Yanus Arthus Bertrandus), et le Copenhagus mediatus, ainsi que, aux USA, le Copenhagus Algorius....

L’action du virus Copenhagus est durable dans le temps, mais nous ignorons toutefois quelle pourrait être la durée de ses effets. Il semblerait toutefois, selon les derniers travaux menés par des personnes non encore contaminées, que cette épidémie pourrait se résorber dans les prochaines années, la résorption étant de la forme e^λ∆T , ∆T étant la diminution prévisible des températures, et λ étant un facteur correctif positif en corrélation avec l’épaisseur des glaces aux pôles. Mais nous devrons rester vigilants, car si ∆T devait évoluer positivement, nous risquerions un emballement incontrôlé de l’épidémie et de sa gravité, avec des conséquences cataclysmiques pour l’humanité….
Affaire à suivre …."

Portrait de jipebe29

Votre commentaire est surprenant et ne prouve rien. J'ai mis 1998 comme première année car ce fut une année particulièrement chaude à cause d'un intense El Nino. Par la suite, T a légèrement diminué et s'est stabilisée, comme vous pouvez le voir sur les courbes. Je vous rappelle par ailleurs que la période de réchauffement 1910-1940 s'est faite avec la même pente que 1980-1998, mais avec une faible croissance du taux de CO2 (environ +10 ppm). La seule période connue de covariation nette CO2-T a été 1980-1998, et en déduire une relation de causalité CO2--->T n'est pas acceptable. Enfin, le passé plus lointain a connu des périodes froides avec un taux de CO2 de plusieurs millers de ppm, et chaque période de réchauffement a été suivie, et jamais précédée, par une augmentation du taux de CO2.

Une étude récente de l'UAH (Université de l'Alabama, Huntsville) montre que le flux des IR qui quittent l'atmosphère est plus fort que celui prévu par les modèles numériques.Cette étude est basée sur les mesures IR satellitaires de la NASA. Voyez : http://www.drroyspencer.com/2011/06/more-evidence-that-global-warming-is-a-false-alarm-a-model-simulation-of-the-last-40-years-of-deep-ocean-warming/

Pour vous faire plaisir, une autre étude montre que les températures océaniques sont stables depuis 2003, ce qui est en contradiction avec les prévisions des modèles numériques : http://pielkeclimatesci.wordpress.com/2011/06/14/2011-update-of-the-comparison-of-upper-ocean-heat-content-changes-with-the-giss-model-predictions/

Alors, que croire : des modèles réfutés par les données d'observation ou les données d'observation, images fiables du Réel ?

Portrait de asp

Un commentaire n'a pas pour but de "prouver", mais d'expliquer. Si vous voulez des "preuves", vous devez chercher du côté des études scientifiques, ce que vous avez commencé à faire. Des pistes plus sérieuses que celles que vous citez, et surtout des explications plus détaillées sur ce que vous considérez comme "le mystère 1998" peuvent être trouvées en maints endroits, par exemple ici:
http://www.skepticalscience.com/global-warming-stopped-in-1998.htm

Et il y a aussi une vulgarisation de l'argument à l'effet que les océans se refroidiraient:
http://www.skepticalscience.com/cooling-oceans.htm

Soit dit en passant, ce que vous appelez (erronément) "les modèles numériques" n'ont jamais prédit une température stable, ou à la hausse, ou à la baisse pour 2003-2010, parce que les modèles auxquels vous pensez ne font tout simplement pas de prévisions à aussi court terme, mais sur une échelle d'un siècle ou plus.

Portrait de jipebe29

Depuis 12 ans, la température moyenne globale est stable (mesures satellitaires UAH et RSS). Voir les courbes sur http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1998/offset:-0.15/plot/gistemp/from:1998/offset:-0.24/plot/uah/from:1998/plot/rss/from:1998

La température moyenne des océans est stable depuis 2003. Voir : http://pielkeclimatesci.wordpress.com/2011/06/14/2011-update-of-the-comparison-of-upper-ocean-heat-content-changes-with-the-giss-model-predictions/

Donc, cet article ment sur les vraies données d'observation et les perspectives cataclysmiques présentées sont fausses.

Portrait de asp

@Bardinet: vous confondez les tendances à court terme (10-15 ans) avec les tendances à long terme. De plus, si vous voulez vous amuser, remplacez, dans votre graphique, 1998 par 1988. Ou 1978. Ou 1968.

Portrait de jipebe29

Addendum : la seule tendance à court terme (1980-1998) avec covariation CO2-T n' a durée que 19 ans. Donc, si je suis votre raisonnement, cela n'est pas significatif. OK?

Portrait de jbouchez

Monsieur Bardinet,

Si un cancérologue vous annonçait que votre enfant souffre d'un cancer du sang et que le diagnostique est sûr à 98%. Il vous dit que le traitement est difficile mais qu'il y a une possibilité de rémission en cas de cancer avéré. Seulement, plus le traitement commence tôt et plus il a de chance de réussir. Évidemment, vous pouvez choisir de prendre le risque de ne rien faire parce qu'il y a une incertitude de 2%. Monsieur Bardinet, vous semblez être un glaciologue/climatologue/mathématicien/chimiste/expert dans toutes les domaines scientifiques et aussi dans le cas que je décris, cancérologue et vous doutez aussi de la pertinence des tests mis au point par des spécialistes en la matière. Vous attendrez donc quelques mois, voir un ou deux ans afin d'être certains à 100% que votre enfant n'a pas le cancer...
Vous déciderez même pour lui parce que VOUS, expert en la matière, savez ce qui est bon pour lui...

J'ai cherché en vain des articles scientifiques évalués par les pairs en glaciologie/climatologie/mathématiques/statistiques/chimie/...(j'arrête là), dans lesquels vous démontrez votre expertise et votre capacité à pouvoir critiquer de vrais experts dans de nombreux domaines en rapport avec les effets du réchauffement climatique d'origine anthropique.

En tapant votre nom dans Google, par contre, on peut voir rien qu'en première page des résultats que vous êtes expert en acharnement contre ces vilains/méchants/incultes/ignares/paranoïaques...qui font preuve de stupidité et qui ne connaissent rien à la science. Il y a même des scientifiques dans ce club, imaginez donc, des gens qui publient des articles dans lesquels les relevés et études sont biaisés et mentent. Ils sont des milliers et de tous pays, bref The Big Conspiracy. ...

J'arrête là, car continuer serait donner trop d'importance à votre personnage.

Cordialement.