Semaine du 29 mars 1999

En manchette cette semaine:
Le deuxième Big Bang


Archives des capsules


LE KIOSQUE
Pour être branché sur la science

Notre nouvelle section:

Capsules québécoises


Qui sommes-nous?


Retour à la page d'accueil


Publicité


La science d'ici et d'ailleurs est une production Agence Science-Presse

Autres capsules cette semaine

De quoi se retourner dans sa tombe

(ASP) - Deux ans après sa mort, il est devenu papa.

Bruce Vernoff était décédé subitement d'une réaction allergique. A la demande de sa femme, Gaby Vernoff, son sperme avait été prélevé 30 heures plus tard et congelé. Quinze mois plus tard, il était utilisé pour fertiliser un des ovules de madame. Qui a donné naissance, le 17 mars dernier. Question: dans quelques années, lorsque cette petite fille demandera comment on fait des bébés, que faudra-t-il lui répondre?


L'oeil qui prédit le futur

(ASP) - L'image atteint votre oeil; votre cerveau l'enregistre; votre oeil réagit. Il s'est écoulé, en tout et pour tout, un dixième de seconde. Un laps de temps minime, si minime en fait, que cette fraction de seconde est trop courte pour expliquer comment l'oeil peut réagir à un objet en mouvement. Autrement dit, il faut qu'il y ait, quelque part, un autre mécanisme, se sont dit Michael J. Berry et ses collègues de l'Université Cambridge, en Angleterre: un mécanisme qui permet à l'oeil d'anticiper les mouvements, de les prévoir, et d'ainsi pouvoir les suivre. Ce mécanisme pour "prévoir le futur", les deux chercheurs croient l'avoir découvert, et le décrivent dans la dernière édition de la revue Nature: il loge dans la rétine -et c'est là une surprise, puisqu'on se serait davantage attendu à le trouver dans le cerveau. Le fait qu'il se trouve à cet endroit signifie que son "intervention" se situe au tout début du processus visuel, c'est-à-dire lorsque l'image atteint notre oeil, et non pas un moment (!) plus tard, lorsque cette information est "décodée" par le cerveau.


Un téléphone portable pour cardiaques

(ASP) - Des médecins allemands ont mis au point un téléphone portable pour les cardiaques, possédant une fonction d'appel d'urgence et de diagnostic. Le prototype, développé à la clinique universitaire d'Essen, propose une "touche d'urgence" permettant au malade d'appeler directement l'hôpital en cas d'urgence.

La banque de données concernant le patient est alors automatiquement activée pour que les médecins aient tout de suite son dossier sous la main. Par ailleurs des capteurs placés au dos de l'appareil permettent, en appuyant le téléphone contre la poitrine du patient, de réaliser un électro-cardiogramme express, transmis directement à l'hôpital. Le téléphone permet aussi de localiser le malade, au cas où il serait incapable de parler ou de bouger.


Transformer l'humain? Pas sûr

(ASP) - On parle tant et tant de manipuler génétiquement l'humain qu'on en a oublié quelque chose d'important: ce n'est pas parce que c'est théoriquement faisable que ce sera faisable en pratique.

Et il n'est même pas question des obstacles moraux ou éthiques, dans la longue analyse que publie Science. Bien simplement, l'auteur y souligne à grands traits les obstacles bêtement pratico-pratiques à cause desquels la volonté de "jouer à Dieu" qu'on attribue aux généticiens ne se transformera pas inéluctablement en réalité.

Tout d'abord, il faut se défaire d'une idée préconçue: une manipulation génétique n'est pas nécessairement héréditaire. Certaines le sont, d'autres pas. Le mythe d'une "amélioration de la race" en prend d'emblée pour son rhume.

Ensuite, en dépit d'annonces spectaculaires qui semblent se succéder d'un mois à l'autre, les échecs sont nombreux: les efforts pour augmenter la masse musculaire des bovins, par exemple, ont "spectaculairement" échoué. Plus généralement, "compte tenu des limites inhérentes aux transferts de gènes... toute discussion pour étendre de telles procédures aux humains est scientifiquement injustifiée. Nous ne comprenons tout simplement pas comment réaliser des modifications génétiques contrôlées... Là où des traits encore plus complexes, comme l'intelligence, sont en jeu, nous n'avons aucune idée de ce qu'il faut faire et en fait, nous pourrions même ne jamais être capables d'utiliser des transferts génétiques pour l'amélioration de tels phénotypes."


Il y avait d'autres priorités

(ASP) - Ce qui surprend lorsqu'on lit cette nouvelle, ce n'est pas d'apprendre qu'il s'agit du premier vaccin contre le sida testé à grande échelle en Thaïlande. L'étonnant, c'est qu'il s'agisse du premier vaccin jamais testé... dans le Tiers-Monde.

Bien que jusqu'à une trentaine de vaccins possibles contre le sida aient été annoncés depuis deux ans, le AidsVax de la compagnie californienne VaxGen est le premier à atteindre la redoutable phase III, c'est-à-dire les tests sur des humains. La compagnie a amorcé cette phase en juin dernier aux Etats-Unis, avec 5000 volontaires. On espère en rassembler 2500 en Thaïlande, tous utilisateurs de drogues par intraveineuses et aucun porteur du sida. L'expérience devrait prendre trois ans. Selon les statistiques, 5% de ce groupe "à risque"devrait attraper le sida chaque année: l'espoir, c'est donc que le groupe recevant le vaccin -un autre groupe recevant un placebo- voit ce pourcentage être réduit. Le vaccin doit en théorie empêcher une personne d'être infectée par le virus VIH: il n'a pas le prétention de guérir du sida.

L'expérience coûtera en tout 9 millions$ à VaxGen.

Autres capsules cette semaine

Vous aimez ces capsules? L'Agence Science-Presse en produit des semblables -et des meilleures!- chaque semaine dans l'édition imprimée d'Hebdo-science et technologie. Vous voulez vous abonner à Hebdo-Science? Contactez-nous!

 

 

En manchettes sur le Net

La Science d'ici et d'ailleurs

Le Kiosque

Science pour tous

Hebdo-Science

Meilleurs sites en science

Bric--Brac

CyberExpress

C'est quoi l'ASP

Hommages ...

La Qute des origines

Le Monde selon Goldstyn

Questionnaire