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L’écotourisme a encore des progrès à faire

Caroline Lepage, le 21 mai 2007, 13h00

(Agence Science-Presse) Voyager écolo n’est plus seulement une mode, c’est une réelle attente de la part de consommateurs préoccupés par l’avenir de la planète. Pourtant, tout n’est pas rose dans le tourisme vert. Il y a encore des efforts à faire. Voilà en tous cas ce qu’il ressort de la Conférence sur l’écotourisme tenue à Oslo, en Norvège, du 14 au 16 mai dernier.

Organisée par la Société Internationale de l’Écotourisme (TIES), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et un groupe norvégien spécialisé dans l’écotourisme, elle a accueilli près de 500 experts. L’évènement a permis de dresser un bilan contrasté sur un secteur encore jeune et prometteur de l’industrie la plus développée au monde, le tourisme.

Né il y a une trentaine d’années, le terme lui-même d’écotourisme est récent. La définition qu’en donne la TIES date de 1991. « L’écotourisme est une visite responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés ». Autrefois marginal, l’écotourisme est aujourd’hui en plein essor. Rien d’étonnant à cela, son succès coïncide avec la prise de conscience du public concernant de grands enjeux du 21e siècle tels que le changement climatique et le déclin de la biodiversité !

Objectifs visés ? Développer la fibre écologique du touriste, minimiser l’impact de son voyage sur l’environnement, et faire en sorte que les bénéfices tirés de ce dernier profitent aussi bien à l’amélioration de la qualité de vie des locaux qu’à la préservation de la nature. Mais argent et écologie peuvent-ils vraiment faire bon ménage ? Oui. La preuve, le principe fait merveille en Australie et au Costa Rica, cités en exemples lors de la conférence. Les raisons en sont simples : dans ces deux pays modèles, l’écotourisme est très encadré, basé sur des programmes certifiés et contrôlés par des autorités compétentes.

En somme, exactement ce qu’il manque trop souvent ailleurs a-t-on souligné à Oslo… Autre problème majeur évoqué, l’avion. Ce mode de transport aérien est tout sauf écologique puisqu’il est, avec l’automobile, celui qui génère le plus d’émissions de CO2. Contribuer au réchauffement de la planète en allant participer à un programme de conservation des tortues marines, quel paradoxe ! Certains proposent de développer davantage l’écotourisme local. Excellente idée, qui risquerait hélas de mettre hors jeu tous ces pays en voie de développement dont les principaux revenus sont issus du tourisme. Décidément, il n’est pas simple de concilier vacances, respect de l’environnement et des populations…

1 commentaire

Portrait de Visiteur

Si vraiment la vision du développement durable s'integre dans notre société, nous assisterons au déclin de toute un systeme économique basé sur le profit. Je pense que cette guerre prendra fin dans un discours en pleine nature. Les états ont décidé de faire un retour au source afin d'oublier leurs échecs en matiere de politique sociale,d'éducation et de santé. Tous les pays se sont rassemblés pour discuter de feuilles mortes en laissant mourir leurs enfants dans la drogue,dans les habitats insalubres, dans la faim et la soif. S'il y a une politique d'environnement a mener c'est au niveau des citoyens: juste une politique pour éradiquer la pauvreté urbaine et ensuite les états iront voir les petits oiseaux avec une population bien heureuse et soucieuse de son environnement.