La « techno web » démocratie : pour citoyen branché seulement ?
(Agence Science-Presse) Si Internet nous influence avant d’effectuer un achat, comment peut-il aider à exercer la démocratie ? Certains soutiennent qu’il est maintenant possible de changer le cours d’une campagne électorale, à l’aide de blogues, de forums et de sources d’information multiples. Trois panélistes de renom ont tenté d’expliquer la portée réelle de la « techno web » démocratie dans le cadre de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde.
« Pour parler d’influence directe sur la démocratie, explique Michel Monette, pédagogue et blogueur réputé, encore faut-il pourvoir l’accès à Internet. » Ainsi, si l’Amérique du Nord est déjà bien branchée avec 70 % de sa population ayant accès à Internet, le reste de la planète est loin de pouvoir jouir d’un accès aussi généralisé. En effet, 40 % des Européens possèdent un accès à Internet, seulement 3 % des Africains et 12 % des Asiatiques, bien que ce groupe représente 37 % de la population mondiale. Ce fossé numérique prive la population de sources d’information variées et limite la possibilité pour les petits groupes de diffuser leurs idées à la population ou de dénoncer les injustices.
Si le cyberespace sert de plus en plus la démocratie, il ne permet pas une distribution uniforme de l’information. Comme le mentionne Patrick Lagacé, journaliste et chroniqueur à La Presse : « Ce n’est pas parce que l’information est disponible en ligne, que monsieur tout le monde va la lire. » L’avantage réside plutôt dans le nombre de sources d’information mis à la disposition du citoyen politisé. Les forums de discussion et plus récemment les blogues, ont donné un élan à la libre expression d’opinions politiques.
« La “techno web” démocratie est une méthode pour améliorer le système politique, elle n’est pas une fin en soi. » Tel est le constat de Jean Ouimet, président de Naviga-Cité, une entreprise multimédia. Il soutient que la compréhension d’un problème de société, tel le réchauffement climatique, est primordiale pour créer une cohésion sociale, inciter les gens à agir, puis à faire pression sur le gouvernement en place et ainsi exercer directement la démocratie.
Les avis sont partagés quant à l’effet du Net sur la démocratie. Mais tous les panélistes présents s’entendent par contre pour dire qu’Internet compte maintenant comme un incontournable de la donne démocratique. Les partis politiques l’ont compris : tous utilisent Internet, les blogues et les forums, afin de promouvoir leurs idées. Il reste cependant une tâche au citoyen : réfléchir avant de faire ses choix, et ça, aucune technologie ne le fera jamais à sa place.

Un certain nombre d'organismes tels que l’INCANN, l’IETEF, ISOC, sont chargés de la gestion d'Internet afin d’y modeler son évolution et son usage. Cependant, ce réseau informatique mondial qui rend accessible au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web est sujet à de nombreuses controverses : cybercriminalité, cyberprostitution, cyberprédation, cyberdépendance, taxe sur Internet, arnaques, etc.…
Le réseau Internet se profile au détriment de l’Internaute et cette croissance est encore largement concentrée aux états Unies. Les internautes français ont donc besoin d’un porte parole, qui fera valoir leurs intérêts en jouant un rôle important dans la coordination, l'échange d'expériences et l'extension du réseau en France qui compte plus de 30 millions d’utilisateurs en France.
Au delà du site communautaire www.webpresident.fr qui vous permettra de vous exprimer, d’interagir sur tous les sujets d’actualités via des forums, un t’chat et des blogs. Webpresident.fr c’est proposer l’organisation d'une initiative fédératrice en France pour que les décideurs et les utilisateurs professionnels, les associations diverses, les organisations et les groupes qui interviennent dans l'Internet, puissent se rencontrer, échanger et faire émerger les contours du Net de demain.
Elire le 1ére président du Web français par les Internautes n’est pas une idée farfelue de plus sur Internet mais s’inscrit dans une vraie démarche de réflexion webdémocratique car il permettra de :
• Favoriser une présence française forte sur l'Internet et assurer la promotion du multiculturalisme sur ce réseau,
• Encourager la présence de scientifiques français dans les instances d'élaboration de standards dans les groupes de travail ainsi que dans les lieux de concertation,
• Promouvoir les initiatives et expériences françaises et francophones
• Favoriser les échanges sur les plans tant nationaux qu'internationaux dans la communauté des utilisateurs du Net,
• Etre le porte-parole online et offline des internautes.
• Être, auprès des pouvoirs publics, des opérateurs de télécommunications, des éditeurs, des fournisseurs de contenu, un interlocuteur reconnu pour traiter des différents aspects (légaux, techniques, sociologiques) liés à l'Internet.
Tous les internautes ayant 21 ans à leur inscription, pourront se présenter comme candidat à l’élection. Ils devront alors remplir une fiche d’inscription, répondre à un questionnaire de motivation et rassembler 200 signatures électroniques d’internautes les soutenant.
En ce qui concerne les électeurs, tout internaute étant majeur pourra voter pour le candidat de leur choix.