Il y a environ 13 000 ans, une série d’impacts météoritiques aurait bousculé la vie en Amérique du Nord. En effet, on retrouve sur plusieurs sites, juste au début de la couche géologique correspondant à cette période, une bande sombre, témoignant de la présence d’incendies majeurs, elle-même précédée par une mince couche contenant des particules ou des composés formés lors d’impacts météoritiques.

Selon une équipe de recherche internationale, dont les travaux viennent d’être publiés dans la revue américaine Proceeding of the National Academy of Sciences, tous ces éléments semblent indiquer que l’Amérique du Nord aurait été heurtée par un ou plusieurs fragments de comètes de moins de 2 kilomètres de diamètre. Suite à ces impacts, qui auraient libéré une puissance explosive équivalente à 10 millions de tonnes d’explosifs, soit mille fois plus d’énergie que l’explosion d’Hiroshima, de nombreux feux de forêt et de broussaille se seraient succédé entraînant la disparition de plusieurs espèces animales comme le mammouth, le mastodonte et le mégathérium, de grands mammifères préhistoriques. Si de tels impacts laissent habituellement des cratères visibles, l’épaisse couche de glace recouvrant le nord de l’Amérique aurait absorbé le coup ne laissant aucune trace visible.

Cette hypothèse met hors de cause les changements climatiques ou les premiers Amérindiens jusqu’alors blâmés pour ces extinctions massives. En fait, ceux-ci furent probablement eux aussi des victimes de ces impacts, expliquant pourquoi la culture préhistorique de Clovis, alors dominante, aurait subitement disparu.