La découverte des récepteurs impliqués dans le sommeil permettra peut-être de développer des médicaments plus efficaces contre l’insomnie.

Au Canada, environ 35% de la population souffrirait d’insomnie occasionnelle et 15% d’insomnie chronique.

Malheureusement, plusieurs somnifères utilisés couramment entraînent des effets secondaires comme la dépendance et des pertes de mémoire et de concentration.

De plus, ils entravent le sommeil profond, le type de sommeil le plus réparateur.

Une psychiatre de l’Université McGill et ses collègues ont trouvé, dans le cerveau, des récepteurs liés au sommeil profond et d’autres liés au sommeil paradoxal (phase des rêves).

Cette découverte a mené à la création d’une molécule qui active spécifiquement les récepteurs impliqués dans le sommeil profond chez le rat et la souris.

Sous l’action de cette molécule, les rongeurs s’endorment rapidement et présentent davantage d’épisodes de sommeil profond.

Bien que ces résultats soient prometteurs, les recherches devront se poursuivre durant plusieurs années avant que de nouveaux somnifères voient le jour.