Les sceptiques re-confondus
(Agence Science-Presse) Un groupe de recherche appelé BEST aura décidément été le plus mauvais pari des climatosceptiques. Lancé dans le but de démolir le réchauffement climatique, il réapparaît dans l’actualité pour la deuxième fois en huit mois en concluant que, eh bien oui, le réchauffement est réel et il est causé par la main de l’homme.
Cette étude, comme les quatre dont nous vous avions parlé en octobre dernier, sont sur le site de BEST, toujours en attente d’une révision par les pairs.
Au risque de se faire reprocher de privilégier son auto-promotion, l’auteur principal, le physicien Richard A. Muller, s’est fendu d’une lettre dans le New York Times le 28 juillet —alors que la nouvelle étude n’était pas encore officiellement publiée— où il se définit comme un « sceptique converti »:
Il y a trois ans, j’avais identifié des problèmes dans les études climatiques antérieures qui, à mon avis, jetaient un doute sérieux sur l’existence même du réchauffement climatique. L’an dernier, à la suite d’une recherche approfondie impliquant une douzaine de scientifiques, j’ai conclu que le réchauffement climatique était réel et que les estimations précédentes du taux de réchauffement étaient correctes. Je vais à présent franchir un pas de plus : les humains en sont presque entièrement la cause.
La nouvelle est d’autant plus ironique que le projet BEST (Berkeley Earth Surface Temperature Study), à l’Université de Californie, a été financé en bonne partie par les frères Koch (150 000$), désignés comme les chefs de file du financement des climatosceptiques. Mais au-delà de l’ironie, cette nouvelle étude de BEST —qui conclut que les masses continentales de la Terre se sont réchauffées de 1,5 degré Celsius depuis 250 ans— s’avère peu impressionnante d’un point de vue scientifique (ce sont les mêmes résultats que le GIEC en 2007). Pour le climatologue Michael Mann, sur Facebook:
L’annonce de Muller l’an dernier que la Terre se réchauffait l’a mis à jour avec là où en était la communauté scientifique dans les années 1980. Son annonce cette semaine que le réchauffement peut être causé par l’influence humaine le met à jour avec la science des années 1990. À ce rythme, il devrait être à jour sur la climatologie dans quelques années!
Déjà, l’une des participants du projet, Judith Curry, s’est dissociée des résultats. Le très populaire blogueur climatosceptique Anthony Watts, qui était à l’origine un fervent défenseur de l’initiative BEST, la descend à présent en flammes.
Les climatosceptiques voudront-ils encore se risquer à financer de la vraie science? Les paris sont ouverts.
3 commentaires
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par Yvan Dutil
il y a 42 semaines
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Wow! On voit que vous glaner votre information sur des sites dénialistes qui vous abreuvent d'information fausses. -Le plateau depuis 15 ans est un argument absurde qui ne tient pas compte de la présence d'un El Nino important en 1998. En passant, ce record a d'ailleurs été battu depuis. Donc, un argument fallacieux faux. Ceux qui utilisent cet argument ne font que montrer leur ignorance crasse et leur aveuglement volontaire. 1) Wow!!! La part de CO2 anthropique peut être facilement mesuré par les rapports isotopique. Et, c'est 30%. 2)Wow. Il s'agit de la théorie de Lindzen, qui a clairement montré qu'était incapable d'analyser des données dans Lindzen et Choi. De plus, les pôles se réchauffent plus vite que l'équateur, tel que prévu pas la théorie. |
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par Pascal Lapointe
il y a 42 semaines
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Personne ne conteste le réchauffement, sauf vous bien sûr, qui n'avez jamais cessé de le nier dans vos interventions sur ce site et sur d'autres. Et si jamais vous répliquez que ce n'est pas ça que vous avez voulu dire, eh bien consolez-vous, les trolls sont toujours de grands incompris. |
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Nihil novi sub sole est!...
Personne ne conteste le petit réchauffement de +0,7°C depuis 150 ans environ, et personne ne peut contester le plateau de T depuis 15 ans.
Ce qui reste hypothétique est:
1) la part anthropique dans le CO2 atmosphérique, que certains estiment à moins de 4%
2) le présumé rôle moteur du CO2 sur T, hypothèse d'autant plus contestable qu'elle est réfutée par l'absence de signature de l'effet de serre en zone tropicale.
Donc l'étude menée par l'équipe de Richard Muller ne permet en aucune façon de conclure à l'impact anthropique sur T. Si R Muller y croit, ce n'est qu'une croyance personnelle, non étayée par des faits d'observation.