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L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique

Pascal Lapointe, le 20 septembre 2012, 1h15

(Agence Science-Presse) Le problème derrière une étude française qui prétend démontrer la nocivité des OGM, c’est qu’elle ne s’appuie peut-être pas sur le bon type de rat, qu’une partie de son échantillon est trop petite, que la quantité de maïs consommée aurait été sujette à caution, et qu’elle a fait le tour des médias avant que quiconque ait pu la lire.

L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique
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L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique

La Une du Nouvel Observateur : Oui, les OGM sont des poisons! (19 septembre 2012)

L’étude, parue dans Food and Chemical Toxicology (19 septembre 2012)

Qui est Gilles-Eric Séralini, par le Nouvel Observateur

Qui est Gilles-Eric Séralini, par Alerte-Environnement

Qu’est-ce que le NK603, dans le contexte européen (Le Monde)

Les médias ont été nombreux à prétendre que l'équipe Séralini était la première à faire une étude à long terme (deux ans plutôt que 3 mois). En 2011, une équipe franco-britannique faisait pourtant une revue de la littérature de telles études à long terme.

Billet du statisticien Michael Grayer sur les questions soulevées par la partie statistique de cette étude.

Un article du New Scientist a été le premier (19 septembre) à résumer les doutes et objections que soulève cette étude, de même qu'un reportage de la BBC, du New York Times et du Los Angeles Times (20 septembre). Le blogue Alimentation de la radio NPR et ce blogueur chez Forbes (20 septembre) et cet autre chez Discover (21 septembre), ont chacun vulgarisé des arguments différents. Dans l'après-midi du 20 septembre, Le Monde.

Le journaliste Andrew Revkin, à qui on doit l'expression syndrome de la recherche unique publie une chronique sous ce thème (20 septembre).

Ce sont quatre des objections qui sont venues mercredi de la communauté scientifique internationale, pendant que les machines médiatique et politique françaises s’emballaient.

À la base, une histoire potentiellement explosive: un chercheur bien connu pour son opposition aux OGM, Gilles-Éric Séralini, a publié le 19 septembre avec son équipe, une étude associant les OGM au développement de tumeurs chez des rats. Les tumeurs seraient trois fois plus nombreuses chez les femelles soumises à une alimentation à base du maïs NK603 de la compagnie Monsanto.

L’histoire est également assaisonnée d’un récit «d’opération ultrasecrète» et de «courriels cryptés comme au Pentagone», selon le reportage qu’en a fait le même jour Le Nouvel Observateur —qui lui a consacré la Une de son édition de cette semaine.

Cette opération sera apparemment traitée dans un livre à paraître le 21 septembre, La vérité sur les OGM, c’est notre affaire, signé Corinne Lepage, une collaboratrice de longue date de Séralini. Le livre est censé «exiger des comptes» des autorités françaises et européennes sur leur gestion du dossier des OGM. Un livre de Gilles-Eric Séralini doit également sortir le 26 septembre, Tous cobayes? parallèlement à un film du même titre, ce dernier offrant entre autres les images de rats étouffant sous leurs tumeurs que publie l’étude Séralini.

Or, au-delà de cette stratégie de communication et de marketing, l’aspect purement scientifique de l’étude laisse beaucoup de questions en plan.

  • Les rats choisis pour l’expérience, de type Sprague-Dawley, sont connus pour développer fréquemment des tumeurs mammaires, y compris dans des études où ils sont bien nourris.
  • L’étude portait sur 200 rats, divisés en 10 groupes de chaque sexe, soit des groupes de 10; il n’est pas anormal d’avoir des échantillons aussi petits, mais pour tirer des conclusions de cette importance, les auteurs ne pouvaient pas ignorer que ce serait très contestable.
  • Concrètement, ces 200 rats ont été divisés comme suit: 1) trois groupes de chaque sexe ont reçu une diète contenant respectivement 11, 22 et 33% de maïs OGM sans le pesticide Roundup de Monsanto; 2) trois groupes de chaque sexe ont reçu du maïs OGM dans les mêmes proportions, mais traité au pesticide Roundup; et 3) trois groupes de chaque sexe ont reçu une diète «normale», mais avec du Roundup dans leur eau à diverses doses.
  • Reste donc un seul groupe, le dixième, qui a été le «groupe de contrôle», c’est-à-dire 10 rats de chaque sexe qui n’ont reçu ni OGM, ni Roundup. Autrement dit, toutes les comparaisons rapportées dans les médias depuis mercredi, reposent sur ce seul groupe de 10 mâles et 10 femelles.
  • À titre d’exemple, sur ces 20 rats du groupe contrôle, cinq ont eu des tumeurs et sont morts (25%). Parmi les autres groupes, nourris aux OGM ou soumis au Roundup, le taux de décès monte jusqu’à 70%, ou descend sous les 25%. Une partie critique des données n’est pas disponible, pour des raisons que les chercheurs expliquent par le manque d’espace.
  • Une diète allant jusqu’à 33% de maïs représente beaucoup de maïs pour l’organisme d’un rat, surtout si on ne lui impose pas de limites sur ce qu’il peut manger (la chose n’est pas précisée). Le plus haut taux de tumeur pourrait-il être causé par le maïs, qu'il soit OGM ou non OGM? Une comparaison avec un autre type d’aliment aurait été souhaitable.
  • En conférence de presse, Gilles-Eric Séralini a affirmé que les études sur des rats nourris aux OGM s’arrêtent traditionnellement après trois mois, alors que son étude a duré deux ans, soit toute la vie d’un rat. Or, chez tout groupe d’animaux vivant plus longtemps, il y aura nécessairement davantage de cancers. La méthode statistique qui a été choisie pour tenir compte de ce fait laisse perplexes les experts qui ont tenté de la décoder.
  • De plus, contrairement à ce qui a été affirmé, il ne s'agit pas de la première étude portant sur deux ans. D'autres groupes indépendants ont déjà fait une démarche similaire.
  • La présence, dans la recherche, de photos choquantes —abondamment reprises par les médias— de rats atteints de tumeurs presque aussi grosses qu’eux, a du sens s’il s’agit de frapper l’imagination du public, mais est inhabituelle dans une revue scientifique, considérant que ces photos n’apportent aucune information scientifique.
  • Un argument plus troublant est que si l’association OGM-tumeur était aussi claire et nette que ce que ces chercheurs suggèrent, on serait en droit de se demander pourquoi elle n'est jamais ressortie des nombreuses études pondues depuis 20 ans par d’autres groupes tout aussi indépendants de l’industrie des biotechnologies.

Au final, l'étude plaît d'ores et déjà à ceux qui veulent y croire —c'est le syndrome de la recherche unique— mais ne répond pas aux critères permettant d'en tirer des conclusions solides.

Gilles-Eric Séralini est président du conseil scientifique du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique), groupe qu’il a fondé en 1999 avec Corinne Lepage et Jean-Marie Pelt et qui s’est fait connaître pour son opposition farouche aux OGM. La recherche, parue dans la revue Food and Chemical Toxicology, aurait été financée par le Criigen, un organisme lui-même financé par des militants anti-OGM.

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Texte mis à jour le 20 septembre à 8h40. Encadré mis à jour le 20 septembre à 17h25 et 22h30 et le 21 septembre à 17h40.

19 commentaires

Portrait de trwoox

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120920.OBS3130/ogm-9-critiques-et-9-reponses-sur-l-etude-de-seralini.html

le syndrome de la recherche unique a eu lieu uniquement selon le point de vue arrangeant systématiquement les companie vendant les OGM. Aujourd'hui, grace à seralini on a un autre point de vue, et c'est pas trop tôt.

http://tempsreel.nouvelobs.com/ogm-le-scandale/20120920.OBS3130/ogm-9-critiques-et-9-reponses-sur-l-etude-de-seralini.html

Le problème est de savoir si les OGM ne sont pas la continuité de la monoculture. L'europe a déjà interdit aux paysans il y'a longtemps de réutiliser leur semences. Les OGM vont dans ce sens, en plus d'ajouter du danger potentiel comme le montre l'etude de seralini.

Mais le problème plus global est la réduction à néant du monde des agriculteur, qu'ont entamé la révolution industrielle et les guerres en général, partout dans le monde. On a bien vu l'acharnement contre l'association kokopelli : les gouvernements, les multinationales, l'europe, ne voulaient pas que les gens se réapproprie la biodiversité comestible.

Et ceci est confirmé par un simple passage à l'aéroport lorsqu'on déclare un fruit ou un sachet de graine, on se fait emmerder par des douaniers "agricoles" comme des racailles par des flics fachos.... Donc à vos porte monnaie et achetez un peu de biodiversité avant qu'elle n'aie disparu... Si vous ne souhaitez pas dépenser, alors il faudra vous déplacer, ce qui revient quasiment au même !!

découvrez vous ce fruit en même temps que ce blog :
http://blogs.mightyprods.com/blogs/blabla/16/140

Portrait de fpiron

Le fait que cette étude existe est un miracle et tant mieux, mille fois tant mieux, si elle a fait réfléchir la France et le monde entier à la nocivité des OGM et à l'énorme difficulté de procéder à une évaluation des innovations technologiques qui soit indépendante d'intérêts économiques.

Portrait de Priscilla Franken

Bonjour M. Lapointe,
Que pensez-vous de ces deux articles ? Merci.

OGM : une étude et une démarche historiques
http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/ogm-une-etude-et-une-demarche-historiques_b_1907658.html?utm_hp_ref=france

Response to Monsanto's rebuttal of Seralini study
http://www.gmwatch.org/latest-listing/51-2012/14226-response-to-monsantos-rebuttal-of-seralini-study-1

Portrait de pascal

Le 1er est écrit par la collaboratrice de longue date de M. Séralini. Le 2e ne nous apprend rien que nous n'ayons déjà entendu dans la conférence de presse de l'équipe Séralini ou qu'une recherche Google peut nous apprendre.

Portrait de Brite

Comme la méthodologie et l'analyse statistique semblent remises en cause, est-ce qu'il y a eu des réactions de la part de Food and Chemical Toxicology, sur les critères d'acceptation et de publication de l'article ou sur les corrections et commentaires de leurs reviewers ?
Merci

Portrait de Bruno Geoffroy

Du côté de nos voisins, Andrew Revkin en parle sur son blogue et propose une foule d'hyperliens pour se faire une tête sur le sujet.

http://dotearth.blogs.nytimes.com/2012/09/20/the-gmo-food-fight-rats-cancer-and-single-study-syndrome/

Pascal en parle déjà son encadré, mais deux fois valent mieux qu'une !

Portrait de Brite

Personnellement, ce qui m'ennuie, c'est que le sujet est controversé.
De ce fait, les auteurs auraient dû répondre à ces questions prévisibles dans leur article, sans attendre les critiques.

Portrait de Miguel_Tremblay

Les auteurs de cette étude ont répondu à ces critiques:

http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/359710/ogm-sante-canada-se-montre-prudente

Portrait de dcarter

Bonjour,

Une revue de littérature portant sur 12 études (dont certaines sur 2 ans) et parue elle aussi dans Food and Chemical Toxicology ne révèle aucun problème sanitaire lié à la consommation à long terme d'OGM. Selon l'auteur principal, même après deux ans d'alimentation OGM - et sur plusieurs générations - les animaux se portent aussi bien que ceux nourris de façon conventionnelle.

Portrait de drrem

Je rappelerai qu'avec des échantillons aussi faibles, il est plus facile de montrer l'absence de lien statistique (manque de puissance) que de montrer une différence statistique. Les études antérieurs soi-disant "négatives" ne peuvent conclure à l'innocuité (justement par manque de puissance : il n'y a pas assez de cas de tumeurs en 3 mois pour atteindre une significativité statistique) : l'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence. En revanche, une étude positive (réfutant l'hypothèse nulle d'absence d'effet) prouve avec une probabilité importante l'effet. Elle est bien évidemment à confirmer et si possible par des agences TOTALEMENT indépendant , sans conflits d'intérêts (dans les 2 sens).

Portrait de MathieuP

Vous faites malheureusement erreur. Une étude peut produire un faux négatif (conclure par erreur à une absence d'effet) mais aussi un faux positif (conclure par erreur à la présence d'un effet). C'est de ce deuxième type d'erreur dont on parle ici : le taux de prévalence des tumeurs chez ces rats est assez élevée pour qu'on ne sache pas si les écarts entre groupes ne sont pas simplement dus à du bruit statistique. C'est pour cette raison qu'il aurait fallu des échantillon plus importants.

Portrait de bobo69120

"En conférence de presse, Gilles-Eric Séralini a insisté sur le fait que les études sur des rats nourris aux OGM s’arrêtent traditionnellement après trois mois, alors que son étude a duré deux ans, soit toute la vie d’un rat. Or, chez tout groupe d’animaux vivant plus longtemps, il y aura nécessairement davantage de cancers."

Donc vous confirmez que les études traditionnelles sur les OGMs s'arrêtent au bout de 3 mois ?
Ce qui semble arrangeant pour ne trouver aucun effet néfaste potentiel, vu la durée de formation des tumeurs ...
L'avantage de cette étude, certes orientée, c'est que la méfiance face aux études caviardées et réduites, financées par les industries va s'accroitre.

Il va maintenant falloir réétudier les publications antérieures et comprendre pourquoi celles-ci n'ont pas conclu la même chose.
Statistiquement, il semble que dans les cas des études ne décelant aucun effet des OGMs, la source de financement de l'étude influe fortement sur la probité des chercheurs ...

Portrait de Bruno Lamolet

Donc vous confirmez que les études traditionnelles sur les OGMs s'arrêtent au bout de 3 mois ?

D'après ce que j'ai compris, ce 3 mois est un standard des tests de toxicité. Il a été déterminé indépendamment des OGM. C'est la norme qu'utilisent les universitaires financés par des fonds publics. Il n'y a pas de tentative pour tromper qui que ce soit ici.

L'avantage de cette étude, certes orientée, c'est que la méfiance face aux études caviardées et réduites, financées par les industries va s'accroitre.

Bref, la fin justifie les moyens. Rassurez-vous, la méfiance envers les entreprises de biotech se porte déjà très bien. Pas besoin d'une étude biaisée pour l'augmenter. L'excès de peur inutile va simplement créer plus de confusion - comme si on en manquait! - pour les gens qui essaient de s'informer le mieux possible, sans préjugés.

Il va maintenant falloir réétudier les publications antérieures et comprendre pourquoi celles-ci n'ont pas conclu la même chose.

Pour que les chercheurs soient obligés de revenir sur les études passées à cause d'une seule étude, il faut que celle-ci soit vraiment solide dans la méthodologie et l'analyse. Ce n'est pas le cas ici. La qualité d'une étude dépend de bien plus que laisser aller l'expérience pendant deux ans.

Il faut aussi se demander comment les éleveurs auraient pu ne pas se rendre compte de l'augmentation fulgurante du nombre de tumeurs dans leur élevages nourris avec ce maïs depuis des années.

Portrait de jbouchez

Cher Boris,

Vous m'avez enlevé les mots de la bouche.
Sans vouloir remettre en cause les remarques pertinentes présentes dans cet article je me dis que si des responsables de Monsanto le lisent, ils doivent être assez contents.

Portrait de pascal

Je doute fortement que les gens de Monsanto se préoccupent de ce que l’Agence Science-Presse peut écrire, même quand nous les descendons en flammes. Ils ont, contre eux, cette semaine, à peu près tous les journaux et magazines français qui ont presque tous traité de l’étude Séralini sans offrir de recul critique pendant les 24 premières heures : et ce n’est pas fini, avec le livre et le film qui s'en viennent. Bref, pour Monsanto, c’est une cause perdue d’avance face à l’opinion publique française. Mais la science, elle? C’est le sujet de cet article.

Portrait de jbouchez

Monsanto peut-être pas mais le grand public qui lit cet article oui.
Le temps fera les choses et dira si ces scientifiques ont réellement fait "de la mauvaise science".
De plus, même si le protocole n'est pas parfait, cela ne veut pas dire que les résultats sont faux sur toute la ligne.
Je me questionne également sur l'intérêt qu'auraient des chercheurs comme eux de produire une étude avec des biais aussi gros tout en sachant qu'ils se feraient prendre. Si Monsanto et autres avaient voulu discréditer les anti-OGM, il n'auraient pas mieux fait.

Portrait de Bruno Lamolet

Le temps fera les choses et dira si ces scientifiques ont réellement fait "de la mauvaise science".

Même si le maïs NK603 s'avérait être dangereux, il resterait que c'est quand même ici de la science faible sur laquelle on ne peut pas compter. Pas plus que je peux compter sur une montre brisée, même si elle donne l'heure exacte deux fois (ou une fois selon la lecture de l'heure) par jour.

De plus, même si le protocole n'est pas parfait, cela ne veut pas dire que les résultats sont faux sur toute la ligne.

Les universitaires qui critiquent l'étude ne lui reprochent pas « de ne pas être parfait », ils lui reprochent d'être trop mauvais pour que les résultats soit utilisables.

Ce que je retiens de tout ça, c'est qu'on n'est pas plus avancés après cette étude.

Portrait de pascal

Pour ce qui est de l'intérêt, il ne faut pas aller le chercher loin: certains de ces gens sont ouvertement engagés depuis 15 ans dans la lutte anti-OGM. Si cette étude fait partie d'une stratégie de marketing pour pousser le gouvernement français à légiférer, c'est sur la bonne voie: même si une autre recherche devait démontrer (dans un an? Deux ans?) qu'ils ont erré sur toute la ligne, jamais cette autre étude n'aurait l'impact médiatique auquel on assiste en ce moment.

Portrait de jbouchez

L'impact médiatique de cette étude est le reflet de la méfiance de l'opinion publique européenne en générale.
C'est le résultat des mensonges et autres études biaisées des bio-tech depuis des années. Il existe des associations en Europe et ailleurs qui dénoncent et mettent au grand jour les techniques de Monsanto et cie pour faire avaler la pilule des OGM à l'opinion publique. Si ces entreprises étaient de bonne foi, elles laisseraient des gouvernements et les ONG accéder à leurs études secrètes. Ce n'est pas le cas, elle payent donc le prix de leurs errements et politiques internes. Alors personnellement, même si Séralini n'est pas blanc comme neige, cela me choque beaucoup moins que les milliards dépensés par Monsanto, Syngenta et autres dans le seul but de faire taire leurs détracteurs. Ce qui me fera le plus mal au cœur, c'est que ces dernières utiliseront les "errements" de ces chercheurs pour discréditer toute étude plus "sérieuse". Sur ce point, en effet, je trouve que l'équipe de Séralini aurait du se blinder de toute part parce que le retour de flamme va être violent.