Élections américaines: la science qui gêne
(Agence Science-Presse) Il y a deux semaines, un élu républicain de Georgie réitérait qu’il ne croit pas ni à l’évolution, ni au Big Bang, ni à... l’embryologie. Cet élu siège pourtant, à Washington, sur le comité des sciences de la Chambre des représentants.
L'organisme américain Science Debate a publié côte à côte les réponses des deux adversaires aux 14 questions qui leur ont été posées cet été.
En Floride, où aura lieu le dernier débat télévisé le 22 octobre, des groupes souhaiteraient qu’une des questions porte sur la hausse du niveau des eaux
Une étude de l’Université Yale, du Groupe d’étude sur la communication des changements climatiques : le climat est considéré comme un enjeu important par les électeurs indépendants ou indécis, ce qui pourrait faire pencher la balance.
Un documentaire récemment arrivé aux États-Unis): The Revisionaries, sur ceux qui réécrivent les manuels scolaires à partir de leurs croyances
Éditorial (Ars Technica, 15 octobre) sur le Comité des sciences de la Chambre des représentants « qui ne comprend pas la science »
La déclaration anti-science de Paul Broun, le représentant républicain de Georgie.
Série de conférences à Montréal sur les élections américaines organisées par la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM.
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Tout comme son collègue du Missouri, Todd Akin, celui qui a déclaré en août qu’il existait des « causes biologiques » pour lesquelles une femme victime d’un « vrai viol » ne peut pas tomber enceinte.
Que se passe-t-il, dans ce pays qui a pourtant produit le plus grand nombre de Prix Nobels et d’où proviennent les plus gros investissements publics en science? C'est le sujet de notre émission de cette semaine. Nos deux invités nous éclairent, au-delà des hauts et des bas de la campagne actuelle.
La religion est évidemment un facteur important, comme en témoignent les prises de position étonnantes de ces candidats locaux et la gêne autour de la recherche sur les cellules souches. Le discours politique est également plus polarisé qu'avant, et le virage à droite du parti républicain l’amène à se mettre en phase avec une certaine frange de l’électorat qu'on avait peut-être eu tendance à oublier.
Paradoxalement, ça peut aider certains sujets à émerger, comme on l’a vu ces dernières semaines avec l’énergie: les retombées économiques ne sont jamais loin. Et là où on parle d’énergie, on peut parler de changements climatiques... quoique ce puisse être pour se moquer de l’importance qu’y accorde son adversaire.
Nos invités :
- Greg Robinson, professeur d’histoire des États-Unis à l’Université du Québec à Montréal, et natif de New York
- Robert Dalpé, professeur de science politique à l’Université de Montréal, spécialiste des politiques publiques, dont les politiques publiques en science.
En musique : une chanson qui est aussi un poème, Democracy in America, par Leonard Cohen. (paroles ici)
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Je vote pour la science est diffusée le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal). Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et nous télécharger sur iTunes.



